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Santé au Burkina : L’efficience, dans la gratuité des soins au profit des femmes et des enfants, évaluée à Ouagadougou

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Les partenaires techniques et financiers et les acteurs de la santé se sont réunis ce lundi 19 décembre 2022 à Ouagadougou pour faire le bilan annuel de la gratuité des soins et services au profit des femmes et des enfants de moins de 5 ans. Cette septième rencontre depuis la mise en œuvre du programme en 2015, est placée sous le thème : « Renforcement de l’efficience, de la transparence et de la pérennité dans le financement de la gratuité des soins ».

Le programme de la gratuité des soins et services au profit des femmes et des enfants de moins de 5 ans a été mis en œuvre en 2016. « Il s’agit d’une mesure d’assistance médicale majeure au profit de deux groupes dont les femmes et les enfants qui constituent une priorité du gouvernement pour les interventions de santé publique. Ensemble, nous avons construit une architecture technique de mise en œuvre dans la progressivité et dans le principe d’apprendre en faisant, en tenant compte des ressources financières disponibles. C’est ainsi que le panier de soins gratuits a connu une amélioration avec l’ajout des soins au niveau communautaire, puis de l’ajout de la planification familiale et récemment avec l’ajout des soins en faveurs des PV VIH que nous lancerons très bientôt », a indiqué le ministre de la santé et de l’hygiène publique, Jean-Claude Kargougou.

Le taux de mortalité infanto-juvénile de 81,7 pour 1000 à 48 pour 1000 entre 2015 et 2021, a laissé entendre Dr Jean-Claude Kargougou, ministre de la santé

La mise en œuvre de cette politique, selon le ministre, a contribué à améliorer la santé des populations bénéficiaires. Il a ajouté qu’une forte augmentation de l’utilisation des services de santé est aussi constatée. « Le nombre de nouveaux contacts par an chez les enfants de moins de 5 ans a été multiplié par trois. Le taux d’accouchement assisté a atteint 94%, la prévalence contraceptive 32% en 2021, selon les dernières données de l’étude de la santé a poursuivi Jean-Claude Kargougou, ajoutant qu’une diminution significative des décès a été constatée : « Le ratio de mortalité maternelle est passé de 330 à 223 décès pour 100 000 naissances vivantes. Le taux de mortalité infanto-juvénile de 81,7 pour 1000 à 48 pour 1000 entre 2015 et 2021 », a laissé entendre Dr Kargougou.

Une facturation globale de plus de 204 milliards de FCFA a été émise par l’ensemble des formations sanitaires entre 2016 à fin septembre 2022, a relevé M. Kargougou. « Le gouvernement a pu couvrir 184 644 063 615 FCFA, soit un taux de couverture financière de 90,5%. Ce fort engagement politique et économique de l’Etat est soutenu par la recherche continue du bien-être de la population et par la volonté manifeste d’accélérer les progrès du Burkina Faso dans sa marche pour l’atteinte de la couverture sanitaire universelle d’ici 2030. Au cours de l’année 2021 spécifiquement, nous avons réalisé des opérations directes de renforcement de la santé financière de la CAMEG dans le but d’améliorer la disponibilité en médicaments. Au total, environ 19 494 126 205 milliards FCFA ont été négociés et virés directement à la CAMEG au compte d’avances de paiement des dettes des formations sanitaires qui avaient atteint 23 milliards FCFA en début d’année. La situation faite en date du 14 décembre nous indique que nous restons redevables à la CAMEG d’un montant de 9 343 736 563 FCFA. Nous comptons terminer l’année 2022 avec moins de 5 milliards FCFA de dettes envers la CAMEG », a souligné le ministre de la santé et de l’hygiène publique.

Pour le Dr Pierre Yaméogo, médecin spécialiste en santé publique, secrétaire technique chargé des réformes sur le financement de la santé, cette rencontre a pour objectif de faire le bilan des acquis mais aussi de se donner des idées pour les perspectives. « Pour cette rencontre, nous allons discuter des réformes majeures pour permettre d’être plus efficaces dans l’utilisation des ressources financières. Nous allons intégrer la digitalisation qui va nous permettre d’aller vite. La digitalisation rime avec la transparence parce que si tout est informatisé, on pourra atteindre un certain niveau de transparence », confie le technicien.

Dr Pierre Yaméogo rassure que la gratuité des soins et services est effective au Burkina Faso

Dr Yaméogo rassure que la gratuité des soins et services est effective au Burkina Faso, même s’il y a quelque fois des ruptures de stocks dans les Centres de santé et de promotion sociale (CSPS). « La gratuité, elle, est effective parce que sur une facture estimée à 1,5 millions de FCFA, ce qu’on va demander comme contribution ne dépassera pas 20 000 FCFA parce qu’il y a peut-être un médicament en rupture. C’est ce qui fait que très souvent les gens pensent que la gratuité n’est pas effective », explique le médecin.

Il a rappelé que cinq biens et services sont gratuits. Il s’agit des frais de consultation, des examens complémentaires, des frais de transport, des médicaments et des frais d’hospitalisation. « Quand vous prenez les quatre biens et services, le coût dépasse même le coût des médicaments. Généralement, quand on dit gratuité, on pense seulement à la gratuité des médicaments alors que la gratuité des soins va au-delà des médicaments », a dit Dr Yaméogo.

Cependant, il est conscient que la disponibilité de tous les produits est nécessaire. Le médecin a assuré que des efforts sont en train d’être faits pour limiter au maximum les ruptures de stocks.

Pour lutter contre le racket et les détournements de produits en milieu sanitaire, Dr Pierre Yaméogo demande à ce que chaque personne qui achète un produit dans un centre de santé réclame un reçu. C’est en ce sens que les détournements pourront prendre fin, d’après le médecin.

COP15 : signature d’un “accord historique” sur la biodiversité

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Les pays du monde entier ont adopté lundi un accord historique à Montréal pour tenter d’enrayer la destruction de la biodiversité et de ses ressources, indispensables à l’humanité.

Après quatre années de négociations difficiles, dix jours et une nuit de marathon diplomatique, plus de 190 États sont parvenus à un accord sous l’égide de la Chine, présidente de la COP15, malgré une opposition de la République démocratique du Congo.

Ce “pacte de paix avec la nature” appelé “accord de Kunming-Montréal” vise à protéger les terres, les océans et les espèces de la pollution, de la dégradation et de la crise climatique.

Les pays se sont mis d’accord sur une feuille de route visant notamment à protéger 30% de la planète d’ici 2030 et à débloquer 30 milliards de dollars d’aide annuelle à la conservation pour les pays en développement.

“L’accord a été adopté”, a déclaré Huang Runqiu, le président chinois de la COP15, lors d’une séance plénière organisée en pleine nuit, avant de laisser retomber son marteau sous les applaudissements des délégués aux traits tirés par la fatigue.

“Nous avons ensemble franchi un pas historique”, s’est félicité Steven Guilbeault, le ministre de l’Environnement du Canada, pays hôte du sommet.

La création d’aires protégées sur 30% de la planète, la plus connue de la vingtaine de mesures, a été présentée comme l’équivalent pour la biodiversité de l’objectif de Paris de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C. A ce jour, 17% des terres et 8% des mers sont protégées.

Mais le texte donne également des garanties pour les peuples autochtones, gardiens de 80% de la biodiversité subsistante sur Terre, propose de restaurer 30% des terres dégradées et de réduire de moitié le risque lié aux pesticides.

Et pour tenter de résoudre la question financière toujours brûlante entre le Nord et le Sud, la Chine propose par ailleurs d’atteindre “au moins 20 milliards de dollars” d’aide internationale annuelle pour la biodiversité d’ici 2025 et “au moins 30 milliards d’ici 2030”.

“Etoile polaire”

“La plupart des gens disent que c’est mieux que ce que nous attendions des deux côtés, pour les pays riches comme pour ceux en développement. C’est la marque d’un bon texte”, a confié à l’AFP Lee White, ministre gabonais de l’Environnement.

Pour Masha Kalinina de l’ONG Pew Charitable Trusts: “protéger au moins 30% des terres et des mers d’ici 2030 est la nouvelle étoile polaire que nous utiliserons pour naviguer vers le rétablissement de la nature”.

“Les élans, les tortues de mer, les perroquets, les rhinocéros, les fougères rares font partie du million d’espèces dont les perspectives d’avenir seront considérablement améliorées” par cet accord a complété Brian O’Donnell, de l’ONG Campaign for nature.

Ce texte est “un pas en avant significatif dans la lutte pour la protection de la vie sur Terre, mais cela ne suffira pas”, a noté auprès de l’AFP Bert Wander de l’ONG Avaaz.

“Les gouvernements devraient écouter ce que dit la science et accroître rapidement leurs ambitions pour protéger la moitié de la Terre d’ici 2030”, a-t-il ajouté.

D’autres défenseurs de l’environnement craignaient également des échéances trop lointaines au vu de l’urgence actuelle.

Car les scientifiques sont formels, le temps presse. 75% des écosystèmes mondiaux sont altérés par l’activité humaine, plus d’un million d’espèces sont menacées de disparition et la prospérité du monde est en jeu: plus de la moitié du PIB mondial dépend de la nature et de ses services.

D’autant plus que le plan décennal précédent signé au Japon en 2010 n’a atteint quasiment aucun de ses objectifs, notamment en raison de l’absence de mécanismes d’application véritables.

Estimant que l’humanité était devenue une “arme d’extinction massive”, le chef de l’ONU Antonio Guterres avait appelé les parties à conclure un “pacte de paix avec la nature”.

Le financement au cœur des débats

Mais les discussions ont bien failli achopper sur la question financière, qui est resté jusqu’au bout au cœur des débats même pendant la session plénière d’adoption avec des objections de plusieurs pays africains. Comme lors des discussions sur le climat en Egypte en novembre, cela a créé des tensions entre pays riches et pays du Sud.

En échange de leurs efforts, les pays les moins développés réclamaient aux pays riches 100 milliards de dollars par an. Soit au moins 10 fois l’aide internationale actuelle pour la biodiversité.

Outre les subventions, les pays du Sud poussaient aussi fortement à la création d’un fonds mondial dédié à la biodiversité – une question de principe – à l’image de celui obtenu en novembre pour les aider à affronter les dégâts climatiques.

Sur ce point, la Chine propose comme compromis d’établir dès 2023 une branche dédiée à la biodiversité au sein de l’actuel Fonds mondial pour l’environnement (FEM), dont le fonctionnement actuel est jugé très déficient par les pays les moins développés.

Elevage : Des agro-éleveurs du projet FAPROVIAQ bénéficient de broyeurs pour aliments bétail

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Le projet Fourrages et Aliments locaux pour l’intensification de l’embouche et la Production de Viande de Qualité en Afrique de l’Ouest (FAPROVIAQ), à travers le Centre International de Recherche-Développement sur l’Elevage en zone Subhumide (CIRDES), a procédé le vendredi 2 décembre 2022 à une remise de broyeurs pour aliments bétail à des agro-éleveurs. Au nombre de trois, ces broyeurs constitueront la charnière d’unités pilotes de fabrication de l’aliment pour bétail au profit de chacun des trois pays concernés par le projet à savoir le Burkina Faso, le Mali et la Côte-d’Ivoire.

Cette remise de broyeurs d’aliments pour bétail a eu lieu dans la cour du Centre International de Recherche Développement sur l’Elevage en zone Subhumide (CIRDES) par Dr Pousga Salimata, Directrice Scientifique du CIRDES. Elle s’inscrit dans l’objectif spécifique 2 du projet FAPROVIAQ qui est d’améliorer la fabrication d’aliments concentrés pour bétail, afin de pouvoir rentabiliser l’embouche des ruminants. A cet effet, les bénéficiaires issus de ces trois pays ont au préalable bénéficié d’une session de formation de deux jours (les 1er et 2 décembre 2022) en vue de renforcer leurs capacités sur l’utilisation du broyeur avec différents types de fourrages grossiers.

En effet, en Afrique de l’Ouest, le secteur de l’élevage de ruminants s’articule essentiellement sur des échanges commerciaux de bétail entre les zones de production sahéliennes (Niger, Mali, Burkina Faso, etc.) et les centres de consommations côtiers (Côte d’Ivoire, Ghana, Benin, Togo, etc.). La hausse de la demande en viande de qualité est donc un défi pour les acteurs de la filière bétail-viande des zones de production et des centres de consommation.

Cependant, les ressources naturelles permettant d’accroître l’offre de bovins de boucherie de qualité (300-500 kg) restent limitées par la réduction des espaces pastoraux, le déficit fourrager des pâturages naturels pendant la saison sèche, l’insuffisance des résidus de récoltes et la cherté des aliments bétail sur le marché. Pour pallier ces contraintes, les éleveurs ont besoin d’être accompagnés vers des pratiques de production plus intensives, durables et à coût limité.

C’est dans ce cadre que la Chambre Régionale d’Agriculture (CRA) de Sikasso, au Mali, a bénéficié d’une aide financière de l’Agence Régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation (ARAA) pour une durée de deux ans (2021-2023), à travers son Programme d’Appui à la Commercialisation du Bétail en Afrique de l’Ouest (PACBAO) dans les Etats membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), pour la mise en œuvre d’un projet de recherche-développement, afin d’apporter des solutions aux obstacles de la production bovine en Afrique de l’Ouest.

Ce projet intitulé « Fourrages et Aliments locaux pour l’intensification de l’embouche et la Production de Viande de Qualité en Afrique de l’Ouest (FAPROVIAQ) » est un projet de recherche-développement, qui vise à accompagner des producteurs vers des pratiques de production plus intensives, durables et à coût limité par la promotion auprès des éleveurs du Burkina Faso, du Mali et de la Côte d’Ivoire.

Remise symbolique de broyeur pour aliments bétail

Les activités de ce projet sont exécutées en partenariat avec l’Association des vendeurs d’herbes fraîches pour bétail de Bobo-Dioulasso (AVHF/B), l’Association pour la promotion d’espèces locales (APEL) au Burkina Faso, l’Union régionale de la filière bétail viande (URFBV) du Mali, l’Institut d’Economie Rural (IER) du Mali, la Société coopérative des éleveurs de la région du Poro (SCOOPERPO) de la Côte d’Ivoire , la Direction régionale des Services vétérinaires de Korhogo, l’Université Peleforo Gon Coulibaly de Korhogo (UPGC-K) et bien évidemment le CIRDES.

La présente activité est un appui en équipements de fabrication d’aliments avec les ressources locales. Les fourrages et les autres ressources alimentaires locales seront utilisés pour composer des rations alimentaires afin de produire des animaux de bonne conformation pour contribuer à l’atteinte de la sécurité alimentaire des populations.

Le Dr Souleymane Sanogo, Chef de l’Unité de recherche systèmes de production agropastoraux et environnementaux (USPAE) au CIRDES, et point focal du projet FAPROVIAQ, dans son intervention a présenté le CIRDES qui est une institution intergouvernementale créée en 1991, composée de 8 Etats membres (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Niger, Togo Mali, Guinée Bissau et Guinée) dont le pays hôte est le Burkina Faso. Il a pour mandat de mener des activités de recherche-développement pour améliorer la santé des animaux et accroître leur productivité dans le but de satisfaire les besoins croissants des populations et augmenter leurs revenus dans le respect de l’équilibre écologique.

Dr Souleymane Sanogo, chef de l’Unité de recherche systèmes de production agropastoraux et environnementaux (USPAE) au CIRDES, et point focal du projet FAPROVIAQ

L’objectif visé par cette remise d’équipements est d’installer par pays une unité pilote de fabrication d’aliments à base de ressources locales disponibles. « Ce sont donc des unités pilotes de fabrication d’aliments que nous sommes en train de promouvoir », a souligné Dr Sanogo qui a aussi confié que leurs attentes sont très grandes, compte tenu des difficultés que les éleveurs transhumants rencontrent tout au long des frontières suite à l’affectation des couloirs de transhumance par notamment l’extension des superficies de cultures et d’autres usages, à cause de la population grandissante .

Le développement, la promotion et l’adoption des banques fourragères ou « banques de protéines » à base de ligneux fourragers (Leucaena leucocephala, Gliricidia sepium, Albizia lebbeck, etc.), de légumineuses herbacées et suffrutescents (Mucuna deeringiana, Vigna unguiculata, Cajanus cajan, etc.) et de cultures fourragères à base de graminées (Panicum maximum, Brachiaria ruziziensis, etc.) d’une part, et la promotion et l’adoption des aliments bétail concentrés à base de ressources locales dans l’alimentation des animaux par les éleveurs, d’autres part, contribueront à réduire ces conflits recensés au niveau des frontières, dus à l’occupation des pistes jadis dédiées à la transhumance.

Sidi Mamadou Coulibaly, conseiller technique de la Chambre régionale d’agriculture de Sikasso au Mali et promoteur du projet FAPROVIAQ

M. Sidi Mamadou Coulibaly, Conseiller technique de la Chambre régionale d’agriculture de Sikasso au Mali et promoteur du projet FAPROVIAQ, a remercié l’ensemble des partenaires qui leur ont permis d’acquérir ces broyeurs à travers le financement de ARAA. Pour Sidi Mamadou, la formation leur a permis de connaître le fonctionnement et l’entretien de ce broyeur. Comme attentes, il a souhaité la remise d’autres broyeurs à travers le projet et a souhaité également une prolongation du projet FAPROVIAQ qui tire presque à sa fin.

Représentant des bénéficiaires du Burkina Faso, Ayouba Traoré de l’Association pour la promotion des espèces locales (APEL)

Le représentant des bénéficiaires du Burkina Faso, Ayouba Traoré de l’Association pour la promotion des espèces locales (APEL) a également remercié le CIRDES qui a œuvré pour la mise en œuvre du projet FAPROVIAQ dans les trois régions frontalières avec le Mali et le RCI. Il s’agit des Hauts Bassins, le Sud-Ouest et les Cascades. Selon lui, cet équipement pourrait contribuer dans le règlement des conflits agriculteurs éleveurs par la diminution de la divagation des animaux grâce à la transformation des fourrages grossiers en aliment plus accessible par le bétail.

Barry Boubacar de la Société coopérative des éleveurs de la région du Poro, à Korhogo

Pour la gestion de ce broyeur, il indique qu’une structure sera mise en place et tout producteur pourrait le louer à un prix raisonnable. Par ailleurs, ceux qui voudraient acquérir ce type de broyeur n’auront qu’à contacter le CIRDES.

JP DU LUNDI 19 DECEMBRE 2022

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Les titres du journal

Les députés de l’Assemblée législative de transition (ALT) ont adopté, à l’unanimité des 70 votants du jour, la loi amendée portant institution des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Donc désormais une loi encadre le corps des VDP au BF

Cérémonie d’ouverture du salon international du prêt à porter africain SIPAO 2022 le samedi dernier à la place de la nation de Ouagadougou. L’initiative vise à promouvoir le consommons local

Dans le but de contribuer à la promotion et la protection de ces droits le BF a initié une nuit des droits humains célébré a l’occasion de la commémoration du 74ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme. L’activité a permis de reconnaitre le mérite des personnes physiques et morales qui se sont distinguées dans le domaine.

Présentation: Franck TAPSOBA

Assemblée législative de transition : Les députés adoptent la loi amendée portant institution des VDP

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Les députés de l’Assemblée législative de transition (ALT) ont adopté, ce samedi 17 décembre 2022, et à l’unanimité, la loi amendée portant institution des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Cette retouche vise à prendre en compte les réalités actuelles en matière de sécurité.

« La loi existait depuis (janvier) 2020. Mais compte tenu du contexte actuel, il était devenu nécessaire de la revoir parce qu’elle ne prenait pas en compte l’ensemble du territoire ; c’étaient quelques communes et villages qui s’organisaient en VDP. Il est donc devenu important de l’ouvrir à l’échelle nationale. C’est cet amendement que les honorables ont pris en compte ce matin, et ont donné l’onction au gouvernement », a rappelé le président de la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH), Bangré Levis Ouédraogo, insistant sur l’enjeu de l’amendement. La loi contient 21 articles répartis en cinq chapitres.

Ici, le président de la CAGIDH, Bangré Lévis Ouédraogo (à gauche) et le rapporteur, Yasser Adama Ouédraogo (à droite).

Avant son adoption, les députés ont soulevé quelques préoccupations de fond et de forme. Ainsi, certains ont souhaité que le décret d’application puisse rapidement suivre pour permettre une opérationnalisation effective de la loi, tandis que d’autres ont souhaité la mise en place d’un dispositif de prise en charge psychologique des VDP et des enquêtes de moralité poussées pour connaître la qualité des hommes et femmes recrutés.

Des membres du gouvernement, dont le ministre d’État en charge de la défense (à droite).

Des députés ont également demandé si les policiers et militaires radiés en 2011 ne pouvaient pas être pris en compte, enquête de moralité au préalable, dans ce dispositif des VDP.

Toujours au titre des préoccupations, des intervenants ont posé le sujet de la prise en charge des VDP malades pour autres causes que des blessures de guerre. « Cela est un problème. Aussi, la famille du VDP ne reçoit de l’aide qu’après sa mort. Pourtant, avec la situation dans leurs zones, les VDP ne peuvent plus cultiver. Les 60 000 francs qu’ils vont recevoir, c’est dans ça qu’ils doivent mettre le carburant pour les déplacements, pour se nourrir et gérer leur famille.

JP DU JEUDI 15 DECEMBRE 2022

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Les titres du journal

-Le président de l’Assemblée législative de transition, Dr Ousmane Bougouma, accompagné d’une délégation de députés, séjourne depuis, hier mercredi 14 décembre à Bamako, pour une visite de 72h. A son arrivé à l’aéroport, Il a été accueilli par son homologue, le président du Conseil national de la transition du Mali, son Excellence Malick Diaw.

-La représentation permanente de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest au Burkina Faso a ouvert, du 14 au 16 décembre 2022 à Koudougou, une retraite d’information des acteurs de l’intégration régionale au Burkina Faso. 

-Dans la dynamique d’amélioration de la qualité des services publiques, le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale a mis en place des outils modernes de gestion des ressources humaines. Dans sa démarche de vulgarisation de ces outils le Secrétariat Permanent de la Modernisation de l’Administration et de la Bonne gouvernance a entamé une série de conférences dans des écoles et centre de formation professionnelles

Présentation Rosalie SANA

Lutte contre le chômage des jeunes au Burkina Faso : SOS villages d’enfants lance le programme « YouthCan ! »

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Le secrétaire permanent de Youth Connekt Burkina, Mahamourou Zan, a, au nom du ministre de l’emploi, procédé au lancement de l’initiative « YouthCan ! » ce 14 décembre 2022 à Ouagadougou. Il s’agit d’un programme orienté employabilité des jeunes et que promeut SOS villages d’enfants à travers les 137 pays où elle intervient.

« Quand la jeunesse d’un pays va mal, c’est que ce pays va mal », dit un adage. Lutter contre le chômage des jeunes, c’est donc agir pour la cohésion de la société et de la nation. Car le chômage et le sous-emploi des jeunes sont des fléaux que les États doivent combattre parce qu’ils annihilent les efforts déployés en matière de croissance économique, de création de richesses, mais constituent également dans une certaine mesure une source de menaces pour la paix et la sécurité des nations, selon le directeur national de SOS villages d’enfants au Burkina Faso, Sâïrbeterfa Maurice Somé. Présente au Burkina Faso depuis 1997 avec un premier village d’enfants à Ouagadougou, SOS villages d’enfants veut apporter sa contribution aux efforts du gouvernement face à cette réalité. C’est ainsi qu’il a lancé le programme « YouthCan ! (les jeunes sont capables, en français) », ce 14 décembre 2022, à Ouagadougou. La cérémonie de lancement a réuni des acteurs multisectoriels intervenant dans la promotion de l’emploi des jeunes au Burkina Faso. Pour M. Somé, leur présence traduit tout l’intérêt qu’ils attachent à la lutte contre le chômage et le sous-emploi dans notre pays.

La prise en compte de la jeunesse peut être une source et un socle de relèvement économique, selon le directeur national de SOS villages d’enfants au Burkina Faso, Sâïrbeterfa Maurice Somé

Les activités du présent programme ciblent les jeunes de 15 à 24 ans privés de prise en charge parentale ou risquant d’en être privés. Ces participants sont issus des programmes de renforcement de la famille ou de prise en charge de type familial de SOS villages d’enfants, ou sont recommandés au programme par des partenaires intervenant auprès du même groupe cible. A travers ce programme, l’organisation entend ouvrir un cadre de rencontre, d’échanges et de partage de compétences entre les jeunes et les entreprises au Burkina Faso. « Nous sommes convaincus que les jeunes Burkinabè ont de la matière sur le plan de l’employabilité. C’est à nous, en tant qu’organisation en appui à l’État, de créer les conditions pour que ces jeunes puissent s’exprimer du point de vue professionnel. C’est pourquoi, nous avons souhaité avoir à nos côtés les entreprises du public et du privé pour qu’elles puissent avoir un cadre d’échanges et de partage de compétences entre elles et les jeunes. Cela permettra aux jeunes d’avoir des opportunités d’embauche ou de stages », s’est justifié le directeur national.

Des jeunes étaient fortement représentés lors de la cérémonie de lancement

Pour lui, ce sont des choses à encourager, afin que les jeunes puissent valablement prendre leur place dans la société burkinabè. « Ils en ont besoin et ils sont capables de nous prouver qu’ils peuvent contribuer en s’employant de façon professionnelle dans différents domaines », soutient-il. Ce cadre est aussi une invite à redoubler d’efforts et à créer ainsi une nouvelle dynamique synergique autour d’une vision de responsabilité et de solidarité. Une solidarité qui, face au contexte sécuritaire difficile de notre pays, doit fortement intégrer les jeunes déplacés internes dans les réponses sur la préoccupante question de l’employabilité des jeunes. Cette préoccupation a été déjà prise en compte par SOS villages d’enfants à travers son programme d’urgence basé à Kaya, informe M. Somé. Soucieux de leur épanouissement, il a invité les jeunes à saisir sur le champ les opportunités d’emploi et d’entrepreneuriat qui s’offrent à eux. « Si vous ratez le virage, vous aurez en face le gouffre. Donc, c’est à vous aussi de vous battre pour montrer que vous avez des potentialités et que l’on peut vous faire confiance », a-t-il dit.

Vue des partenaires

Pour le secrétaire permanent de Youth Connect Burkina, qui représentait le ministre de l’emploi, la présente initiative est la bienvenue au regard de la complexité des questions de jeunesse. « La particularité de SOS villages d’enfants, c’est cette prise en charge de façon holistique de l’enfant jusqu’à un certain âge. Cela permet de pouvoir suivre leur autonomisation. C’est à ce titre que le ministre de l’emploi a souhaité que nous venions leur apporter tous les encouragements de son département, les inviter à poursuivre dans cette lancée et exprimer la disponibilité du ministre à les accompagner pour que ce projet puisse atteindre ses objectifs », a confié Mahamourou Zan.

Le représentant du ministre de l’emploi a loué l’initiative de SOS villages d’enfants

Pour rappel, en instituant le programme « YouthCan ! », SOS villages d’enfants a voulu amplifier la mobilisation de tous pour l’emploi et contre le chômage des jeunes et ce, dans les 137 pays où l’organisation intervient. Au plan national, l’organisation compte 160 collaborations répartis sur trois sites d’intervention : Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Kaya. Elle œuvre à ce que chaque enfant et chaque jeune grandisse en s’appuyant sur les liens et les relations saines nécessaires pour révéler toute sa force intérieure et s’épanouir pleinement.

Mois du consommons local: Le Burkina Faso veut vaincre le complexe du produit importé

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Le ministère du développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises a lancé dans la matinée de ce jeudi 15 décembre 2022, la troisième édition du mois du consommons local.
L’objectif de cette commémoration est de susciter une culture patriotique de la consommation locale afin de promouvoir le développement endogène et l’intégration économique des pays de l’UEMOA.
En effet, le mois d’octobre a été choisi en 2019 par la commission de l’UEMOA pour la commémoration annuelle du mois du consommons local. Cette célébration en différé au Burkina Faso est due à la situation socio-politique du pays, selon le ministre Serge Poda, représentant le Premier ministre Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla.
Il rappelle que le consommons local doit être un acte patriotique et de souvernaité économique.
Cette troisième édition est placée sous le thème « Consommation des produits locaux, un levier d’accroissement des investissements productifs, de développement et d’intégration régionale ».
Il s’agit de vaincre le complexe du produit importé par l’amelioration de la qualité des produits, les rendre disponibles et accessibles. Selon Serge Poda, c’est aussi continuer l’œuvre du Président Thomas Sankara qui rappelait sans cesse: “Consommons ce que nous produisons et produisons ce que nous consommons”

Lutte anti-corruption : L’ ASCE-LC sensibilise les opérateurs économiques

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L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) a organisé, le mercredi 14 décembre 2022, à Ouagadougou, une session de sensibilisation des élus consulaires et des opérateurs économiques. Cette rencontre d’échange a été placé sous le thème : « Lutter contre la corruption, quels enjeux pour la restauration du territoire national ? ».

L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) est en ordre de bataille contre la corruption au Burkina Faso. A cet effet, en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), elle a tenu la première édition des conférences publiques sur la prévention et la lutte contre la corruption en direction des acteurs du monde des affaires, le mercredi 14 décembre 2022 à Ouagadougou. Selon le contrôleur général d’Etat, Philippe Néri Kouthon Nion, cette conférence entre dans le cadre des activités commémoratives de la Journée internationale de lutte contre la corruption qui consacre une place significative à la sensibilisation de l’ensemble des acteurs aux dangers que représente ce fléau.

Des acteurs du secteur privé et du public ont pris part à cette séance de sensibilisation à la lutte contre le phénomène de la corruption.

« Il s’agit d’amener l’ensemble des Burkinabè à faire un bilan des progrès accomplis dans la lutte, en élaborant les stratégies appropriées pour une lutte plus efficace et inclusive », a-t-il fait savoir. Pour lui, ce thème national invite à fédérer les intelligences et les consciences sur la situation sécuritaire et humanitaire délétère du Burkina Faso. Selon la vice-présidente de la CCI-BF en charge des services, Aissata Sélira/Kanazoé, ce fléau touche l’ensemble de la société et concerne aussi bien le secteur privé que le secteur public. « Le manque de transparence dans la passation de marchés publics, les pratiques discriminatoires et l’augmentation des coûts de transaction découragent les investissements », a-t-elle souligné. Aux dires de Mme Sélira/Kanazoé, la corruption est un facteur de dégradation du climat des affaires et compromet la prospérité car elle engendre une perte de confiance dans les institutions.

Campagnes de soutien aux Forces combattantes : Le gouvernement appelle toutes les bonnes volontés à inscrire leurs actions dans les cadres définis par l’Etat

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Le gouvernement dit constater des campagnes de soutien aux Forces combattantes, notamment sur les réseaux sociaux et à travers des visuels et des messages appelant les citoyens à des contributions financières et des dons en nature en faveur des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP).

Tout en saluant l’esprit de participation citoyenne à l’effort de guerre qui motive ces initiatives, il appelle cependant les initiateurs et toutes les bonnes volontés à inscrire leurs actions dans les cadres définis par l’Etat pour plus de transparence, de traçabilité et d’efficacité dans la collecte des dons.

C’est ce qui ressort de ce communiqué (ci-dessous joint) du porte-parole du gouvernement, qui fournit, par la même occasion, davantage d’informations sur les canaux officiels de contributions à l’effort de guerre.