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mardi, 10 mars 2026
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Difficile accès des femmes à la terre: des acteurs réfléchissent à des solutions efficientes

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Le ministère des Droits humains et de la Promotion civique a organisé, les 9 et 10 septembre 2020 à Manga, une rencontre de concertation sur le droit d’accès des femmes à la terre. L’objectif principal était de susciter, entre les différents participants, des échanges constructifs sur la problématique.

Le Ministère des Droits humains et de la Promotion civique (MDHPC) est soucieux des difficultés éprouvées par les femmes pour un accès sécurisé à la terre. En vue de trouver des solutions au problème, il a initié, avec l’appui de l’Etat du Danemark, une rencontre de concertation, les 9 et 10 septembre 2020 à Manga. La session a réuni une vingtaine de participants issus de différents ministères, du milieu associatif et d’organisations non-gouvernementales.
Durant les deux jours de la rencontre, ils ont passé en revue la situation nationale des femmes en matière d’accès à la terre et la législation relative à leur droit au foncier. Ils ont également réfléchi à des solutions adéquates à la question de l’inégal accès à la terre lié au genre.
La ministre en charge des droits humains, Maminata Ouattara, a rappelé que le droit d’accès des femmes à la terre est un droit économique qui permet aux femmes d’être possesseures de titre foncier au même titre que les hommes. Ce droit implique à la fois, a-t-elle ajouté, l’accès et le contrôle de la terre et est consacré dans la législation nationale à travers plusieurs textes tels que la Constitution et le Code des personnes et de la famille. Toutefois, du fait du poids des coutumes et traditions, les femmes sont encore victimes de discrimination en la matière, a déploré Maminata Ouattara. « Il existe un hiatus entre l’égal accès aux terres tel que prôné par les textes et la réalité sur le terrain, en témoignent les discriminations dont sont victimes les femmes, en matière d’héritage, d’acquisition ou d’exploitation des terres », a-t-elle soutenu.

Un impératif

Pour la ministre, l’accès sécurisé des femmes à la terre est cependant plus qu’un défi. « C’est un impératif pour le développement durable », a-t-elle dit. S’appuyant en effet sur des résultats d’étude réalisée en 2019, la cheffe du département en charge des droits humains a confié que dans le secteur agricole qui occupe 70% de la population active, travaillent 83% des femmes assurant 75% de la production alimentaire et ce, malgré leur accès limité à la terre et aux ressources productives. « Il est donc urgent que des mesures idoines soient prises pour rétablir un équilibre entre leur capacité productive et leur espace de production », a insisté Maminata Ouattara.

Elle s’est réjouie d’ailleurs de la tenue de la rencontre de Manga qui a permis de susciter entre les différents acteurs au niveau national, des échanges constructifs sur la problématique. A l’écouter, les pistes de solutions proposées vont servir de base de réflexion à un projet d’élaboration de mécanisme de médiation de différends concernant l’égalité des droits des femmes en matière de succession et d’accès à la terre, tel que recommandé par le Royaume de Danemark au Burkina Faso, lors de son passage à l’Examen Périodique Universel (EPU) en 2018. « Ce mécanisme devra venir en complément au système judiciaire classique », a également précisé la ministre qui, du reste, a nourri l’espoir qu’il contribue activement à inverser la tendance actuelle en matière des droits des femmes au foncier.

Pour les participants à la rencontre, la tribune de Manga a été riche en enseignements sur la problématique de l’accès des femmes à la terre. Tout comme la ministre, ils ont relevé que l’élimination des barrières notamment la méconnaissance des textes juridiques y relatifs va permettre aux femmes de jouir pleinement de leur droit et par ricochet participer davantage au développement économique du pays.
Le représentant de la direction régionale en charge de l’environnement du Centre-Sud, le capitaine Daniel Kabré, contrôleur major des Eaux et forêt, a personnellement appelé à un engagement de tous au profit des femmes dans le combat de l’accès sécurisé à la terre. « Sans les femmes aujourd’hui on ne peut pas parler de développement, donc nous avons le devoir de les aider à jouir de leur droit foncier pour qu’en retour elles nous aident à nous développer », s’est-il exclamé.

Mamady ZANGO

Source: www.sidwaya.info

Terrorisme: des FDS « déminent » des engins explosifs improvisésterrorisme

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Le ministère de la Sécurité, en partenariat avec le service anti-mine des Nations unies, a organisé du 6 au 11 septembre 2020 à Ouahigouya, une session de formation à l’intention du personnel de sécurité intérieure sur la reconnaissance non technique des engins explosifs improvisés.

Les Engins explosifs improvisés (EEI) sont l’une des armes les plus utilisées par les terroristes à travers le monde. Au Burkina Faso, cette forme de guerre non conventionnelle, fait depuis quelques années des victimes, tant au niveau des Forces de défense et de sécurité (FDS) qu’au sein de la population. Pour appuyer le personnel de sécurité intérieure dans la reconnaissance EEI, le ministère de la Sécurité, en partenariat avec le service anti-mine des Nations unies a initié, du 6 au 11 septembre 2020 à Ouahigouya, une session de formation des forces de sécurité intérieure. La session de formation a regroupé 30 stagiaires venus des directions régionales de la police, la gendarmerie, la police municipale, la garde de sécurité pénitentiaire des eaux et forêts et la douane. Pendant six jours, les hommes de tenue ont été outillés sur la connaissance et l’utilisation de la trousse de premier secours, les droits de l’homme et l’approche genre dans la lutte contre les EEI, les composantes d’un EEI, les différents EEI ainsi que leur principe de fonctionnement.

Le gouverneur de la région du Nord, Justin Somé, tout en se réjouissant de la tenue de cette formation dans zone, a traduit la reconnaissance du gouvernement au Canada et à l’ensemble des acteurs qui ont permis le renforcement de capacités du personnel de sécurité intérieure. Il a également rappelé aux stagiaires la nécessité de mettre en pratique, les connaissances reçues dans leurs prochaines missions sur le terrain. Pour le Directeur régional (DR) de la police du Nord, Roger Pascal Yaméogo, cette formation est, avant tout, une remise à niveau du personnel de sécurité. C’est pourquoi ils ont voulu prendre en compte tous les composantes des FDS pour que tous soient mieux « armés » face aux EEI. Conscient des réalités sur le terrain, Roger Pascal Yaméogo a invité les participants à plus de vigilance à tous les niveaux. « Cette formation concerne les formateurs qui vont se charger de former le reste du personnel », a soutenu le DR.
Le chef de projet, Patrice Tehran, a, quant à lui, loué la qualité des ressources humaines du Burkina Faso et leurs capacités à assimiler en un temps record. « J’ai fait quelques pays dans le monde dans ce même cadre, mais j’avoue que la plupart des résultats se sont soldés par un échec. Mais avec vous les Burkinabè c’est différent, car, vous êtes un peuple instruit », a souligné M. Tehran. Il a rappelé que cela n’est que le début de l’effort du pays dans la lutte contre le terrorisme. Mais les connaissances reçues permettront d’engranger des résultats dans ce combat.

Donald Wendpouiré NIKIEMA

Source: www.sidwaya.info