Site icon RED Burkina

Lutte anti-corruption : L’ ASCE-LC sensibilise les opérateurs économiques

L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) a organisé, le mercredi 14 décembre 2022, à Ouagadougou, une session de sensibilisation des élus consulaires et des opérateurs économiques. Cette rencontre d’échange a été placé sous le thème : « Lutter contre la corruption, quels enjeux pour la restauration du territoire national ? ».

L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) est en ordre de bataille contre la corruption au Burkina Faso. A cet effet, en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), elle a tenu la première édition des conférences publiques sur la prévention et la lutte contre la corruption en direction des acteurs du monde des affaires, le mercredi 14 décembre 2022 à Ouagadougou. Selon le contrôleur général d’Etat, Philippe Néri Kouthon Nion, cette conférence entre dans le cadre des activités commémoratives de la Journée internationale de lutte contre la corruption qui consacre une place significative à la sensibilisation de l’ensemble des acteurs aux dangers que représente ce fléau.

Des acteurs du secteur privé et du public ont pris part à cette séance de sensibilisation à la lutte contre le phénomène de la corruption.

« Il s’agit d’amener l’ensemble des Burkinabè à faire un bilan des progrès accomplis dans la lutte, en élaborant les stratégies appropriées pour une lutte plus efficace et inclusive », a-t-il fait savoir. Pour lui, ce thème national invite à fédérer les intelligences et les consciences sur la situation sécuritaire et humanitaire délétère du Burkina Faso. Selon la vice-présidente de la CCI-BF en charge des services, Aissata Sélira/Kanazoé, ce fléau touche l’ensemble de la société et concerne aussi bien le secteur privé que le secteur public. « Le manque de transparence dans la passation de marchés publics, les pratiques discriminatoires et l’augmentation des coûts de transaction découragent les investissements », a-t-elle souligné. Aux dires de Mme Sélira/Kanazoé, la corruption est un facteur de dégradation du climat des affaires et compromet la prospérité car elle engendre une perte de confiance dans les institutions.

Quitter la version mobile