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mardi, 10 mars 2026
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Service National Patriotique (SNP) : Le DG du SND appelle les responsables des services publics et privés à transmettre la liste du personnel salarié non à jour pour leur incorporation

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Le Directeur Général du Service National pour le Développement (SND), le Lieutenant-colonel major Mathieu Benao, a lancé par voie de communiqué un appel aux structures privées, aux collectivités territoriales, aux établissements publics de l’État, aux sociétés d’État, aux administrations parlementaires, et aux sociétés d’économie mixte du Burkina Faso à déclarer ou à transmettre au SND la liste de leur personnel salarié non à jour du SNP, pour leur incorporation.

En effet, conformément à la loi N°029-2023/ALT du 17 Août, il est désormais obligatoire pour tout Burkinabè âgé de 18 à 35 ans de réaliser son Service National Patriotique (SNP). Il est également permis à toute personne, qui au-delà de cet âge, se sent capable de répondre à l’appel patriotique, de pouvoir le faire. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de renforcer l’engagement patriotique des jeunes et de les intégrer activement dans la construction de l’avenir du pays.

Par ailleurs, le SND rappelle que le non-respect de cette obligation légale peut entraîner des sanctions conformément aux dispositions en vigueur. Par cette action, le SND vise à garantir la participation pleine et entière de tous les Burkinabè éligibles au SNP, afin de renforcer les valeurs de citoyenneté, de solidarité et de patriotisme au sein de la jeunesse burkinabè.

Burkina : Une grande campagne de vaccination contre la poliomyélite du 10 au 13 mai

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Le ministère en charge de la santé a annoncé une campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite du 10 au 13 mai pour le 1er passage et du 7 au 10 juin 2024 pour le 2er passage, soit 4 jours pour les 2 passages et un jour supplémentaire pour les zones à forts défis sécuritaire.

Selon les autorités sanitaires, cette vaccination va concerner environ 5.217.000  enfants de moins de 5 ans  (0 à 59 mois) et sera couplée au dépistage de la malnutrition des enfants de 6 à 59 mois.

Selon les autorités sanitaires, la vaccination anti poliomyélite fait suite à la découverte de cas de poliomyélites au Burkina le 25 mars 2024.

Pour le conseiller en santé à la direction de la prévention par la vaccination, Vouanda Somé, « la poliomyélite est une maladie extrêmement contagieuse. La maladie n’a pas de traitement curatif et le seul moyen pour lutter contre cette maladie, c’est la prévention, la vaccination».

Le conseiller en santé à la direction de la prévention par la vaccination, Vouanda Somé, s’exprimait lundi à Ouagadougou au cours d’un atelier de plaidoyer avec les membres de la cellule de veille santé. Cette rencontre a réuni des journalistes, des activistes, des blogueurs, des autorités sanitaires et des partenaires techniques et financiers.

Selon M. Somé, tous les enfants sont concernés par cette vaccination contre la poliomyélite quel que soit le statut vaccinal de l’enfant.

Il a précisé que le premier tour de cette campagne, sera couplé au dépistage de la malnutrition des enfants âgés de 6 à 59 mois pour une prise en charge précoce au niveau des formations sanitaires.

Pour atteindre les objectifs de la campagne, le conseiller en santé a invité les autorités administratives, politiques, coutumières, religieuses, les parents d’enfants et tous les acteurs à s’impliquer afin qu’aucun enfant n’échappe à la vaccination.

Agence d’information du Burkina

Réseau Faso Bible : Une librairie qui veut ventiler la parole de Dieu dans tout le Burkina

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Réseau Faso Bible, c’est la toute nouvelle librairie présentée à la presse le mardi 30 avril 2024 au siège de la Fédération des Églises et Missions évangéliques (FEME). L’objectif de cette librairie est de transmettre la parole de Dieu dans les confins du Burkina sous différents formats et sous différentes langues nationales et étrangères.  

« La Bible dit que le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas ». C’est ce passage de Matthieu 24-35 de la Bible que le pasteur Henri Yé, président de la FEME a montré l’importance de la création de la librairie “Réseau Faso Bible”. Une librairie qui a pour vocation de faire le dispatching de la Bible sous différents formats, écrits, audios, pour enfants, pour études, pour l’évangélisation, en langues nationales, dans les quatre coins du Burkina surtout dans les villages reculés.

Tout est parti d’une expérience qu’a vécue Annette Weirich, missionnaire rattachée à l’Église protestante évangélique (EPE), dans un village reculé du Burkina Faso. Alors qu’elle avait envoyé quelques exemplaires de la Bible en Français dans la localité, elle  fut suppliée par une dame qui était à la recherche de Bible version française pour payer malgré qu’elle n’avait pas les moyens.

Annette Weirich, missionnaire rattachée à l'Eglise protestante Évangélique (EPE)
Annette Weirich, missionnaire rattachée à l’Eglise protestante Évangélique (EPE)

De ses dires, cette bonne dame lui a demandé de lui accorder du temps pour qu’elle cotise afin de lui acheter le précieux sésame qui contient la parole de Dieu. Touchée par cette expérience, elle s’est promis de faire en sorte que la Bible puisse être disponible dans les endroits reculés du pays où elle sera vendue à prix social.

Aujourd’hui, la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME), Amica-pro, l’Église protestante évangélique (EPE), l’Association Nationale pour la Traduction de la Bible et l’Alphabétisation (ANTBA-BF) et l’Union des Groupes Bibliques du Burkina (UGBB), ont parlé d’une même voix pour rendre audible la parole de Dieu. Elles ont créé ensemble la librairie  “Réseau Faso Bible”.

A l’intérieur de la Librairie Réseau Faso Bible

« C’est une librairie de type nouveau parce que cette librairie expose des Bibles, notamment dans les langues nationales. Il est très important que nous puissions avoir les ressources bibliques dans les langues nationales qui sont parlées au Burkina et évidemment aussi les langues étrangères », a expliqué le pasteur Henri Yé,  président de la FEME.

Pasteur Henri Yé, président de la FEME

Il a poursuivi en indiquant que pour ceux qui ne savent pas lire, il y a une version audio de la Bible qui est disponible. « Ils peuvent venir acheter la Bible, juste pour aller écouter. Puisqu’ils ne savent pas lire, ils peuvent alors écouter la parole de Dieu dans leur langue. Cela est très important pour nous », a-t-il précisé. 

À l’entendre, cette librairie est vraiment particulière au Burkina, car les librairies qui existent déjà ne présentent pas les ressources  dans les langues nationales. Le Réseau Faso Bible, lui, est une librairie qui présente des Bibles sous formes livresque et audio dans les langues nationales afin de toucher un plus large public avec la parole de Dieu.

Le responsable de la Librairie, Dieudonné Tindano a rappelé que la Librairie ne produit pas elle-même ses livres. « Nous ne produisons pas nous-mêmes, nous travaillons en réseau. Il y a d’autres qui produisent et nous les recevons et nous facilitons la distribution ».

Dieudonné Tindano, responsable de la Librairie

Il a, pour terminer, rassuré les acheteurs en gros et en détail que la librairie a une grande capacité d’écoulement pour satisfaire la demande nationale.

Traduction du Nouveau Testament en langues San : L’aboutissement de 17 ans de travail

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Le Nouveau Testament en San Maya et San Matya. Retenez par là le Nouveau Testament traduit en deux variantes de la langue San appelée par abus de langage langue Samo. La dédicace a eu lieu le samedi 04 mai 2024 au siège de l’Église de l’Alliance chrétienne de Ouagadougou. La cérémonie a été placée sous la présidence du Pasteur Mamadou Philippe Karambiri du Centre international d’évangélisation et la coprésidence du Pasteur Job Dao, président national de l’Église Alliance chrétienne du Burkina Faso. 

Ça y est, les San ont désormais le Nouveau Testament traduit en deux variantes de leur langue.

“Aujourd’hui grâce aux efforts conjugués de nos traducteurs de l’Association nationale pour la Traduction de la Bible et l’Alphabétisation (ANTBA) et ses partenaires, nous célébrons la concrétisation de ce projet débuté depuis 2006”, ont indiqué les responsables de l’Église de l’Alliance chrétienne de Ouagadougou qui a accueilli la cérémonie de dédicace.

C’est donc l’aboutissement de 17 ans de travail acharné. Hommage a ainsi été rendu à l’Église de l’Alliance chrétienne qui a ouvert son cadre de travail et d’hébergement pour les techniciens qui ont traduit le Nouveau Testament en ces deux variantes de la langue San.

Le Coordonnateur du projet de traduction, pasteur Banazaro Calixte, l’a reconnu, le travail n’était pas simple, mais le résultat est fort appréciable. Le parrain, le pasteur Mamadou Philippe Karambiri a accueilli ces deux Nouveaux Testaments en langues San avec « 100% de satisfaction”.

« Vous savez, quel qu’en soit l’amour que vous éprouvez pour quelqu’un, si vous ne pouvez pas l’exprimer en parole, cela reste terne. C’est pourquoi nous avons voulu accompagner cette traduction de la Bible dans les deux langues San. De même qu’ils ont accès aux langages littéraires, aux langages scientifiques, ils doivent avoir accès aux langages spirituels », a estimé le pasteur Karambiri visiblement satisfait.

Pasteur Mamadou Philippe Karambiri du Centre international d'évangélisation, président de la cérémonie de dédicace
Pasteur Mamadou Philippe Karambiri du Centre international d’évangélisation, président de la cérémonie de dédicac

Pour lui, il est vraiment important que la parole de Dieu soit traduite aux langues des fidèles, car a-t-il dit : « si nous méprisons cela et que Dieu continue à nous parler sans que l’on comprenne, on va se créer des problèmes. Ces Nouveaux Testaments renferment des richesses spirituelles, des richesses éthiques, des richesses civiques, des richesses linguistiques qui pourront servir de boussole et de cartographie pour orienter cette communauté afin qu’elle puisse se développer dans tous les secteurs de sa vie ».

C’est également un satisfecit pour le directeur exécutif de l’ANTBA, Philibert Ouédraogo. Il n’a pas manqué de préciser que son institution est à plusieurs réalisations du genre.

Philibert Ouédraogo, Directeur exécutif de ANTBA
Philibert Ouédraogo, Directeur exécutif de ANTBA

“C’est vraiment un sentiment fort réjouissant de voir le capital nombre de nos dédicaces aujourd’hui à 10, le Dieu de fidélité a cheminé avec nous, il ne nous a pas laissés orphelins” a indiqué le directeur exécutif de l’ANTBA.

Journal parlé RED du jeudi 4 janvier 2024

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Les titres du journal

La pose de la première pierre de la construction de boutiques de la JAD de Ouahigouya est intervenue ce mercredi 03 janvier 2024. Le projet entrant dans le cadre des activités du mouvement sera bâti sur un site de plus 600 m2, dans le secteur 13 de la ville.

Contes du Maroc et du Burkina Faso. Regards croisés”, c’est le nouvel ouvrage écrit par des chercheurs marocains et burkinabè. Constituée de 54 contes, il a été dédicacé ce 29 décembre à Ouagadougou.

Présentation: Franck TAPSOBA

Message de la Fédération des Eglises et missions évangéliques (FEME) à l’occasion de la fête de Noël aux fidèles chrétiens.

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Ceci est le message de la Fédération des Eglises et missions évangéliques (FEME) à l’occasion de la fête de Noël aux fidèles chrétiens.

« Chers fidèles de nos Eglises, chers compatriotes du Burkina Faso,

Nous rendons grâce à l’Eternel Notre Dieu pour cette occasion qu’Il nous donne encore de célébrer la venue de Notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ sur la terre comme le Prince de la paix. A travers son Fils, Notre Dieu souverain nous donne toujours une espérance de paix !

Noël 2023 intervient dans un contexte toujours difficile marqué par la guerre contre le terrorisme qui endeuille notre nation depuis maintenant huit ans. Tant de vies fauchées, de citoyens blessés ou déplacés loin des terres qui les ont vu naitre entrainant ainsi une situation humanitaire sans précèdent !

Comment ne pas avoir une pensée pour les veuves, les orphelins ainsi qu’à toutes les personnes affectées qui vivent dans leur chair cette guerre imposée par les ennemis de la paix ? Nos instances auprès du Seigneur en faveur de notre cher pays ne sont pas vaines, la preuve il nous donne d’être résilients et permet à notre Patrie de rester débout en dépit des nombreux soubresauts.

La Fédération des Eglises et Missions Evangéliques du Burkina (FEME) prie pour que les armes se taisent à jamais, et que naisse un Burkina Faso paisible et prospère. Elle invite les frères et sœurs à persévérer dans l’intercession pour que le Prince de la paix baisse son regard favorable sur notre Nation.

La recherche de la paix tant souhaitée est une responsabilité collective et individuelle qui doit se traduire en parole et bien plus en actes. C’est pourquoi nous invitons tous nos concitoyens à y veiller scrupuleusement.

Nous exhortons les fidèles de nos Eglises et tous les compatriotes de l’intérieur comme de l’extérieur à célébrer les fêtes de fin d’année dans la sobriété, le calme, et dans la simplicité, en respectant des horaires raisonnables.

Que chacun de nous se comporte en vrai citoyen, étant loyal à Notre Seigneur, à la Patrie et solidaire au prochain en lui apportant le réconfort et la joie de vivre.

A la naissance de Jésus-Christ à Bethlehem, les Mages venus d’Orient sont allés L’adorer, et Lui offrir en cadeau, de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Aujourd’hui, Il nous invite à lui donner le meilleur cadeau : une place de choix dans notre cœur pour qu’Il y règne en Prince de la paix

Chers fidèles de nos Eglises, chers compatriotes

Au seuil de cette année 2024, notre faitière voudrait vous adresse ses vœux de santé, de paix et de prospérité. Nous saluons à sa juste valeur la bravoure de nos Forces de Défense et de Sécurité et de nos VDP qui paient de leur vie pour que nous recouvrions l’intégralité de notre territoire national.

Que l’Eternel des armées célestes, en cette nouvelle année, rende inefficaces les plans et les armes forgés contre nos forces combattantes et rencontre ceux qui ont fait le choix de verser le sang des innocents afin de changer leur funeste dessein.

La solidarité jusqu’là constatée en leur faveur ainsi qu’à l’endroit des personnes déplacées internes doit aller en se renforçant. Nous prions que l’Eternel donne la sagesse à nos autorités à quelque niveau que ce soit pour que toutes leurs décisions concourent à la paix et à la concorde, bref à la bonne gouvernance.

Enfin, nous nous engageons avec les autorités coutumières et religieuses pour que domine le dialogue interreligieux pour apaiser les conflits et cultiver la tolérance au sein de toutes les communautés dans leurs diversités.

Que l’Eternel fasse luire Sa face sur le Burkina Faso et qu’Il nous donne la paix !
Que Dieu bénisse notre cher pays le Burkina Faso !”

Ouagadougou, le 19 décembre 2023

Pour la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques

Pasteur Henri YE Président
Commandeur de l’Ordre National

Burkina Faso : cérémonie d’ouverture du FOMECAF Ouaga 2023

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L’ouverture de la cérémonie du Forum des Médias Chrétiens d’Afrique Francophone (FOMECAF) s’est tenu ce lundi 30 octobre 2023 à Ouagadougou. Ce forum regroupe plusieurs pays d’Afrique francophone. L’objectif est d’outiller et responsabiliser les acteurs de médias chrétiens dans un rôle de prévention et d’apaisement des conflits sur le continent à travers des plan d’actions.

Prise en charge gratuite des cas de Pied Bot Congénital chez les enfants de 0 à 2 ans

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Avec l’accord du Ministère de la Santé, et dans le cadre de son partenariat avec l’ONG HOPE WALKS, l’HÔPITAL SCHIPHRA a l’honneur d’informer la population du Burkina Faso de la disponibilité de la prise en charge des cas de pied bot congénital chez les enfants de 0 à 2 ans. Cette prise en charge est gratuite.

Le pied bot congénital est une malformation présente dès la naissance, dans laquelle le pied est tourné en dedans et les orteils sont pointés vers le bas. Il peut concerner un ou deux pieds, et survient dans 1 cas sur 973 naissances.
Le traitement du pied bot congénital se fait selon la technique de Ponseti qui consiste en deux étapes :

-  La phase de correction avec l’utilisation de plâtres hebdomadaires en 4 à 6 semaines, suivie d’une ténotomie.
-  Et la phase de maintien avec le port de chaussures spéciales appelées attelles pour maintenir la correction et éviter la récidive du pied bot.

Depuis 2017, plus de 1000 enfants ont bénéficié de ce traitement avec succès.
Une équipe de L’HÔPITAL SCHIPHRA est à votre disposition chaque mercredi matin à 7h30 au sein de la clinique Pied Bot pour les soins de vos enfants nés avec le pied bot congénital. Voir également la liste des autres 7 Centres partenaires à la page suivante.

Aidez-nous à dépister et soigner ces enfants et à changer positivement leur vie.
RENSEIGNEMENTS PAR TELEPHONE ET WATHSAPP AUX HEURES OUVRABLES AU 52.00.27.99 ET 75.49.03.01

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Nos Cliniques Pied Bot

 Ouaga = Hopital Schiphra = Mercredi
Manager de Programme 52 00 27 99
Coordonnatrice du Counseling 75 49 03 01
Conseillers Pied Bot 79 48 37 67 et 64727845

 Bobo = CHU Souro Sanou = Mercredi
Tel Conseiller Pied Bot 70 42 09 95

 Kaya = CMC Morija Kaya = Jeudi
Tel Conseiller Pied Bot 72 44 28 19

 Tenkodogo = CHR Tenkodogo, = Mercredi
Tel Conseiller Pied Bot 70 36 11 96

 Fada = Centre Espoir de Fada = Mardi
Tel Conseiller Pied Bot 71 59 79 52

 Leo = Clinique Dr SEDOGO Leo = Jeudi
Tel Conseiller Pied Bot 75 55 60 70

 Ouahigouya = CMC Persis = Jeudi
Tel Conseiller Pied Bot 01 99 92 29

La Directrice de l’HÔPITAL SCHIPHRA

Marie Claire Traoré


Entretien avec le groupe musical Vox Unita

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Le Chœur VOX UNITA est un groupe de chantres et musiciens chrétiens créer en 2012 et ayant pour ambition d’être le porte flambeau de la musique chrétienne au Burkina et dans la sous-région. Cette année, le Chœur VOX UNITA a mis sur le marché discographique son deuxième album de 16 titres, baptisé RECONNAISSANCE. La particularité de ce groupe réside dans le style de ses œuvres musicales qui allient gospel et musique urbaine.

Découvrons plus le groupe dans cet entretien réalisé par Franck Dorian TAPSOBA

Burkina/Santé : « Il faut consulter aussitôt quand on constate qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans notre vue », Pr Ahgbatouhabeba Zabsonré/Ahnoux, ophtalmologue

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Les maladies oculaires sont plus nombreuses qu’on ne l’imagine. Si certaines peuvent être soignées par la prise de médicaments ou par le port de verres correcteurs, d’autres par contre nécessitent une prise en charge chirurgicale. Dans cette interview qu’elle nous a accordée, Pr Ahgbatouhabeba Zabsonré/Ahnoux professeure titulaire d’ophtalmologie à l’université Joseph Ki-Zerbo, cheffe de service Ophtalmologie au CHU Yalgadogo Ouédraogo, présidente de la Société burkinabè d’ophtalmologie nous parle de la chirurgie oculaire au Burkina Faso et donne des conseils pour préserver la santé des yeux. Lisez plutôt !

Quelles sont les maladies des yeux les plus fréquentes au Burkina ?

Les maladies les plus fréquentes, en général, nous avons les conjonctivites qui ne sont pas graves, les amétropies ou vices de réfraction, c’est-à-dire ceux qui ont besoin de porter des verres correcteurs. C’est ce qui est vraiment fréquent, mais ce n’est pas ce qui est le plus grave.

Quelles sont donc les maladies des yeux les plus graves ?

Les maladies les plus graves, ce sont celles qui entraînent une cécité. Nous avons la cataracte qui entraîne une cécité. Mais l’avantage de la cataracte, c’est que si on l’opère, on retrouve la vue, on parle alors de cécité curable. Et nous avons le glaucome qui entraîne aussi une cécité, mais là, la cécité n’est pas curable. Donc quand on est aveugle à cause du glaucome, c’est pour toujours, il n’y a plus rien à faire. Il faut donc prévenir cette cécité liée au glaucome. Ce sont les plus grandes pathologies, mais il y a beaucoup d’autres pathologies que nous rencontrons.

Il y a les atteintes des annexes : il y a la conjonctive qui entraîne la conjonctivite, il y a des anomalies des paupières comme les entropions, les ectropions, il y a des anomalies de la cornée, les anomalies de l’iris. Chaque structure de l’œil comprend une anomalie. Entre la cornée et l’iris, il y a un espace qui est la chambre intérieure. Dans cette chambre intérieure, il y a un liquide qu’on appelle humeur aqueuse. Lors de traumatisme, on peut avoir une hémorragie à l’intérieur, on peut avoir du sang mélangé à l’humeur aqueuse, on peut avoir aussi du pus.

Derrière l’iris, il y a le cristallin. Quand le cristallin s’opacifie, on a une cataracte qui est curable. Quand une des structures transparentes de l’œil perd sa transparence, on ne voit pas, que ce soit la cornée, le cristallin, le vitré.
La rétine peut être atteinte.

Par exemple dans notre contexte, en cas de drépanocytose, on peut avoir la rétinopathie drépanocytaire qui atteint les vaisseaux qui sont sur la rétine, qui vont se multiplier en périphérie. Et comme ce sont de nouveaux vaisseaux, ils peuvent éclater et causer des hémorragies. On peut avoir un décollement de rétine. Normalement tout drépanocytaire doit annuellement faire un examen du fond d’œil pour voir s’il n’y a pas d’apparition de ces néo vaisseaux.

Si on voit qu’il y en a, il faut faire du laser pour prévenir l’hémorragie et le décollement de rétine. Le décollement de rétine, ça ne s’opère pas ici, on est obligé d’évacuer et même avec tout ça, la finalité, c’est la cécité. Derrière la rétine, il y a ce qu’on appelle la choroïde qui peut être atteinte aussi. Hormis le glaucome, on peut aussi avoir d’autres atteintes au niveau du nerf comme des tumeurs, ainsi que des pathologies liées à une carence en vitamine D.

Ce qui est aussi fréquent, ce sont les traumatismes. Les enfants se blessent souvent et bêtement avec tout. Le plus souvent, ça touche la cornée, ça peut toucher aussi la sclère ou traverser la sclère et toucher la rétine. Et selon l’endroit touché par la blessure, la personne peut perdre la vue. Si c’est une petite plaie qui ne touche pas le centre de l’œil, il y a un espoir de bien voir. Mais si la plaie passe à travers la pupille, il va y avoir une cicatrice, même si on suture, il y aura un problème de vision qui va se poser.

Il y a aussi dans notre contexte et partout dans le monde, le diabète. Le diabète entraîne une rétinopathie diabétique. Là aussi, il va y avoir de nouveaux vaisseaux qui vont être créés comme au niveau de la drépanocytose avec pour conséquence, l’hémorragie du vitrée, décollement de rétine et tout cela va aboutir à la cécité.

Il y a également l’hypertension artérielle. Quand on a l’hypertension artérielle, on peut avoir des atteintes au niveau de la rétine. Il faut savoir que la rétine est le miroir du cerveau. Il y a d’autres pathologies qui peuvent jouer sur les yeux. Il y a les infections, les tumeurs comme le rétinoblastome qui touche les enfants. Quand on voit un enfant avec une blancheur dans l’œil, il faut consulter.
Je n’ai pas cité toutes les maladies, il y en a certainement qui m’ont échappé.

Peut-on avoir une idée de la prévalence des maladies des yeux au Burkina Faso ?

En ce qui concerne la prévalence, il faut savoir que le glaucome, c’est aux alentours de 4%. La cataracte, c’est celle qui entraîne le plus de cécité, même si ce sont des cécités curables.

Sur la question de la chirurgie oculaire, quelles sont les différentes opérations des yeux qui sont les plus pratiquées au Burkina ?

Il y a d’abord les plaies, les traumatismes qui sont à opérés. Il y a aussi la cataracte qui est opérée ici. Le glaucome est opérable aussi. Le but du traitement du glaucome, c’est de diminuer la tension de l’œil soit par les médicaments, soit par la chirurgie, soit par le laser. On opère aussi les plaies des paupières, le trichiasis dû au trachome. La conjonctive peut monter sur la cornée, là aussi on opère. On opère aussi lorsqu’il y a du sang dans la chambre intérieure.

Ce qui ne s’opère pas ici, c’est le décollement de la rétine. Si la rétine est décollée, on évacue à l’extérieur, quand on reçoit tôt le patient. Mais quand on s’y prend tard, ça ne sert à rien, parce qu’opérer n’importe où, c’est déjà trop tard. C’est comme le glaucome, quand on s’y prend tard, on ne peut rien faire.

Quelle anesthésie pour une chirurgie oculaire ?

De plus en plus on opte pour les anesthésies locales, loco-régionales. Mais quelques fois si on ne peut pas faire autrement ou s’il s’agit d’un enfant, on est bien obligé de faire une anesthésie générale ou si le patient bouge trop. Mais sinon que ce soit la cataracte, le glaucome, c’est une anesthésie locale.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans la prise en charge des patients ?

Ici à Yalgado par exemple, c’était surtout le matériel. Mais on vient d’être doté de matériels par Light For The World et Lions Club que nous remercions. On en a toujours besoin. Pour opérer la cataracte, normalement c’est la technique nommée phacoémulsification qui est utilisée depuis les années 1950, mais ici nous ne sommes pas encore à ce stade.

On est toujours dans des techniques liées à notre contexte mais qui donnent de bons résultats. Mais ce n’est pas ce qui est fait mondialement. En Inde où on opère beaucoup de cataractes, il y a les deux techniques, celle que nous utilisons, la phacoalternative et la phacoémulsification. La phacoalternative donne de bons résultats mais pas comme la phacoémulsification.

Nous sommes en train de voir comment faire pour avoir un phacoémulsificateur pour opérer comme les autres.
Nous avons aussi un manque de personnel. Dans ce service nous ne sommes que trois.

Justement, vous êtes la présidente de la société d’ophtalmologie, combien d’ophtalmologues compte le Burkina ?

Nous avons environ maintenant 70. Je suis coordonnatrice du DES (Diplôme d’études spécialisées) en ophtalmologie et donc on s’occupe de former les futurs ophtalmologues. Depuis l’ouverture de ce DES jusqu’à maintenant, nous avons 24 ophtalmos qu’on a formés depuis 2014-2015. Parmi ces 24, il y a à peu près la moitié qui sont étrangers. On n’a pu former que ceux que l’Etat nous donne en termes de bourses. Avant on a commencé par cinq, six, maintenant, nous en avons toutes promotions confondues 57. Là-dedans aussi, il y a des étrangers.

Tous les ophtalmologues sont-ils habilités à pratiquer la chirurgie ?

Ils sont censés avoir appris à opérer. Mais c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Donc il faut opérer souvent.

Des conseils pour préserver la santé de nos yeux ?

Avant les conseils, je voudrais tirer la sonnette d’alarme parce que comme je vous l’ai dit, je suis la coordinatrice du DES. Le DES a besoin d’enseignants. Nous sommes quatre enseignants à Ouaga, un à Ouahigouya et deux à Bobo-Dioulasso. On s’en tire pour le moment.

Mais d’ici deux ans, il n’y en aura plus qu’un seul à Bobo-Dioulasso, deux à Ouaga et un à Ouahigouya. C’est vraiment limite et on risque de fermer le DES. Et si on ferme le DES, ceux qui voudront se spécialiser en ophtalmo devront aller à l’extérieur. Je tire la sonnette d’alarme, parce que cela fait sept ans qu’on n’a pas eu de recrutement de nouveaux enseignants.

Maintenant venons-en aux conseils d’usage. Déjà quand on a une pathologie oculaire, les yeux rouges et tout, il vaut mieux consulter. Et si on a dans la famille, une personne qui a le glaucome, il faut aussi consulter et de façon annuelle pour que si le glaucome commence, on puisse le prendre en charge tout de suite. Si ce n’est pas bien pris en charge, c’est la cécité. Pour prévenir le glaucome, il paraît que les légumes verts pourraient empêcher d’avoir cela, comme l’activité physique aussi.

Quand on ne voit pas, on doit consulter et ne pas attendre. Si on voit des étoiles, des flashs lumineux, quelque chose qui ne va pas, il faut consulter, il ne faut pas dire que ça va aller. Il faut consulter parce que ça peut être un début de décollement de rétine. Si on s’y prend tôt, on sauve l’œil. J’ai vu des personnes qui ont attendu avant de venir et c’était tard.

A partir d’un certain âge quand on ne voit pas bien de près, il faut consulter. On ne le fait pas uniquement pour les lunettes, il faut une consultation générale.
S’il y a une anomalie quelconque, il faut consulter et suivre le traitement. Avant de venir vous voir, j’ai laissé un patient qui était sous traitement contre le glaucome, il a arrêté de lui-même. Quand il ne voit plus, il vient. Là c’est un peu tard. Le glaucome, c’est le voleur silencieux.

C’est une anomalie de la périphérie. C’est en périphérie qu’on ne voit pas d’abord. Mais ça on ne peut pas sentir. Le champ de vision diminue jusqu’à venir au centre. C’est là qu’on commence à ne pas bien voir. En ce moment, c’est déjà tard. Quand on détecte un glaucome chez un patient et qu’il voit bien, il se demande pourquoi on veut le mettre sous traitement qui coûte cher. Mais c’est pour préserver l’œil.

Quand on vous a détecté un glaucome, même si vous voyez et il vaut mieux que ce soit quand vous voyez, il faut suivre le traitement et venir en consultation parce que le traitement peut ne plus être efficace et il faut le réajuster. J’insiste sur le glaucome, parce que lorsqu’on est aveugle du glaucome, c’est fini.