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lundi, 5 octobre 2026
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Cancer du sein : le diagnostic moléculaire par la «MammaTyper », désormais disponible au Burkina Faso

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Le Burkina Faso dispose désormais du diagnostic moléculaire du cancer du sein par la technique « MammaTyper », une technologie de dernière génération qui permet d’obtenir les résultats en seulement six heures.

Le dispositif est installé aux Centres hospitaliers universitaires (CHU) de Bogodogo, à Ouagadougou, et de Pala, à Bobo-Dioulasso, grâce à l’Initiative présidentielle pour la santé (IPS), logée au Bureau national des grands projets du Burkina (BN-GPB).

Selon les données de l’Observatoire mondial du cancer (Globocan), le Burkina Faso a enregistré en 2024 près de 15 000 cas de cancer pour environ 10 000 décès. Le cancer du sein a représenté un peu plus de 2 100 cas et environ 1 000 décès, soit près de trois décès par jour.

MammaTyper permet d’identifier le sous-type moléculaire de la tumeur afin d’orienter le choix du traitement. « En fonction du sous-type moléculaire, il propose un traitement adapté. Il n’y a plus vraiment à tâtonner sur ce qu’il faut administrer au patient », explique le Dr Bruno ADJONBA, médecin biologiste au CHU de Pala. Selon lui, cette technologie, qui permet d’obtenir des résultats précis en six heures, est utilisée pour la première fois en Afrique.

Avant son installation, « le sous-typage nécessitait anciennement un recours à l’extérieur », rappelle le Dr Valentin KONSEGRE, médecin anatomo-biologiste au CHU de Pala. La disponibilité de cette technologie devrait ainsi contribuer à réduire les évacuations sanitaires liées à cet examen.

Des médecins et techniciens des CHU de Pala et de Bogodogo ont effectué une immersion à Hambourg, en Allemagne, afin de maîtriser l’utilisation de MammaTyper. Après l’installation du dispositif, le Coordonnateur national de l’IPS, le Dr Drissa TRAORE, s’est rendu dans les deux CHU pour constater son fonctionnement. « Les tests sont faits avec beaucoup de précision. On a des résultats convaincants. On est sûr que la technologie est bien maîtrisée par nos praticiens », a-t-il déclaré.

Au CHU de Bogodogo, le Dr R. Alexie OUEDRAOGO, maître de conférences agrégé en histologie embryologisto-génétique, a indiqué que les résultats obtenus ont été validés par la plateforme d’interprétation et de calcul des données.

Les prestations sont accessibles à l’ensemble des Burkinabè à des tarifs subventionnés. À l’occasion de l’Octobre Rose 2026, le ministre de la Santé a, par ailleurs, encouragé les femmes à se faire dépister gratuitement du cancer du sein.

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