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Examens scolaires et concours au Burkina : Les dates désormais connues

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Les ministères en charge de l’Education nationale et de l’Emploi dans un arrêté conjoint ont donné le calendrier fixant les dates des examens et concours section 2023 au Burkina Faso. Ci-joint l’arrêté.





Conseil national pour la nutrition : Les acteurs discutent des perspectives pour sauver les Burkinabè de la malnutrition

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Le ministère de la Santé et de l’hygiène publique (MSHP) tient ce jeudi 13 avril 2023, son seizième Conseil national pour la nutrition (CNaN). Au cours de cette journée, il sera question pour les acteurs de faire le point des progrès réalisés dans l’atteinte des objectifs visant l’amélioration de l’état nutritionnel des Burkinabè et la prévention de toutes les formes de malnutrition maternelle et infantile. La cérémonie a été présidée par la secrétaire générale du MSHP, Estelle Dabiré, représentant le ministre Robert Lucien Jean Claude Kargougou. Le thème retenu pour cette session est : « Situation nutritionnelle au Burkina Faso : état des lieux et perspectives ».

La malnutrition au Burkina Faso est un phénomène qui a la peau dure et chaque année, l’Etat et ses Partenaires techniques et financiers (PTF) déploient des mesures drastiques pour réduire considérablement ses effets. A ce propos, d’énormes progrès ont été enregistrés parmi lesquels on peut citer : l’adoption par le gouvernement de la politique nationale multisectorielle de nutrition (2020-2029) et de son plan stratégique en juin 2020, qui constitue le référentiel national pour la nutrition ; la création de la ligne budgétaire nutrition au ministère de la Santé pour la contribution à l’achat des intrants thérapeutiques pour le traitement des enfants souffrant d’une malnutrition aiguë ; l’adoption du décret sur le code de commercialisation des Substituts du lait maternel (SLM) en 2021 ; la mise en place de la plateforme nationale d’information pour la nutrition (PNIN) ; l’augmentation des dépenses publiques en faveur de la nutrition qui est passé de 1.11% en 2018 à 1.72% en 2021, etc.

Les acteurs de ce Conseil national pour la nutrition ensemble sur la photo de famille

En dépit de ces acquis, force est de reconnaître qu’en termes d’atteinte des objectifs, le pays a encore du chemin à faire. Et comme si cela ne suffisait pas, la situation sécuritaire avec son corollaire de Personnes déplacées internes (PDI) vient réduire à la portion congrue les efforts fournis par les acteurs pour remettre le pays en selle. « En effet, selon une analyse dans les zones à fort défi sécuritaire, près de 400 000 enfants de 6 à 59 mois sont menacées de malnutrition aiguë en août 2022 et juillet 2023. Quant aux résultats du cadre harmonisé en lien avec la sécurité alimentaire, il révèle que deux millions de personnes ont besoin d’assistance immédiate entre mars et mai 2023 », a relevé la secrétaire générale du MSHP, Estelle Dabiré.

En réponse à cette situation désagréable, le concept « nutrition en situation d’urgence » et le plan de réponse et de soutien aux populations vulnérables à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition 2023 ont été amorcés et ce, pour un coût global de 218 milliards de FCFA. Par ailleurs, « un plan de réponse humanitaire d’un coût global de 335 milliards a été mis en place par le gouvernement de la transition. Il prévoit en l’un de ses objectifs spécifiques, d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle d’au moins 3,5 millions de PDI », a renchéri Estelle Dabiré.

“En 2022, le gouvernement a alloué 125,67 milliards FCFA sur la période 2019-2021 soit 1,72% du budget national. Ces chiffres restent en deçà de l’engagement du gouvernement pris en 2021 qui est d’allouer 3% du budget de l’Etat à la nutrition” Estelle Dabiré

Pour l’heure, le défi reste le même : venir à bout de la malnutrition. Et pour l’atteinte de ces objectifs, plusieurs perspectives sont envisagées par les PTF qui s’engagent, à travers une batterie de mesures, à faire face au phénomène. Selon Sandra Lattouf, représentante de l’UNICEF au Burkina, on note parmi ces perspectives « la mobilisation des ressources ; l’appui à la coordination et l’accompagnement à la mise en œuvre du plan stratégique multisectoriel de nutrition ; l’amélioration de la couverture des interventions spécifiques et sensibles de nutrition en optimisant et renforçant les approches intégrés ; le renforcement de l’approche communautaire pour faciliter l’accès à un paquet de services intégrés dans les zones à fort défi sécuritaire ; la mise à échelle de la réponse nutritionnelle à l’urgence avec le développement des approches simplifiées et la prévention ; l’appui synergique de cinq agences des nations-unies dans la mise en œuvre du programme conjoint pour la prévention du retard de croissance, etc. »

« Je réitère, au nom des partenaires techniques et financiers de la nutrition, notre engagement à poursuivre l’accompagnement du gouvernement du Burkina Faso dans l’amélioration de l’état nutritionnel des populations » Sandra Lattouf

Cette cérémonie fut l’occasion pour le champion national en nutrition au Burkina Faso, le Larlé Naaba Tigré, de saluer les efforts immenses du gouvernement dans la lutte contre la malnutrition et la faim et d’inviter les uns et les autres à une conjugaison des efforts pour sauver tous ceux qui, jusque-là, souffrent dans leur chair du fait de la malnutrition. « Depuis des décennies, je m’engage davantage à travailler pour que dans les années à venir on puisse être à l’abri de la faim. Mais cela ne dépend pas que du champion national. Il faut une synergie d’actions de l’Etat, des PTF et des leaders du domaine de l’agriculture », dit-il.

« Il est bon que les Burkinabè aient des conseils auprès des nutritionnistes pour éviter certaines maladies telles que la tension, l’hypertension artérielle, le cancer, le diabète qui pour la plupart sont dus à notre alimentation » Larlé Naaba Tigré

Santé : L’UNICEF et l’ambassade du Canada offrent deux centrales de production d’oxygène au Burkina

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L’UNICEF et le gouvernement du Canada ont œuvré à fournir deux centrales de production d’oxygène et plus de 600 bouteilles d’oxygène à deux hôpitaux burkinabè que sont les Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles de Gaulle de Ouagadougou (CHUP-CDG) et Sourou Sanou de Bobo Dioulasso. Ce jeudi 6 avril 2023, ces centrales ont été inaugurées au CHUP-CDG en présence du ministre de la santé et de l’hygiène publique, ainsi que des directeurs généraux des centres concernés.

528 871 470 de francs CFA. Voilà le montant global du geste de bienveillance de l’UNICEF et de l’ambassade du Canada qui, depuis 2021, se sont engagés à renforcer les capacités de production des hôpitaux en oxygène médical. Selon Sandra Lattouf, représentante de l’UNICEF au Burkina Faso, « ce geste est une réponse aux appels lancés par les autorités burkinabè aux partenaires techniques et financiers afin de conjuguer les efforts pour l’atteinte des objectifs de développement durables pour lesquels le pays est pleinement engagé ».

« La tenue de cette cérémonie traduit notre engagement commun à apporter les meilleures conditions de soins aux malades et à toute la population du Burkina Faso », Sandra Lattouf

L’avènement de ces centrales d’oxygène intervient à un moment où le Burkina Faso est en proie à d’énormes difficultés, dont les plus importantes sont les crises sécuritaire et humanitaire. Vu l’importance du secteur sanitaire, ce don vient ôter une épine au pied du ministère de la Santé qui doit faire face aux besoins de plus en plus grands des populations..

Une vue des bouteilles d’oxygène offertes par l’UNICEF et l’ambassade du Canada

C’est donc avec un sentiment de joie que le ministre a apprécié ce présent. « Je suis heureux et comblé parce que l’oxygène constitue un élément important dans la qualité de la prise en charge des patients au niveau des formations sanitaires. Ces besoins se sont considérablement accrus avec la pandémie de covid-19 et plus précisément avec les cas graves hospitalisés dans nos hôpitaux. Avec ces unités de production d’oxygène, cela rend les hôpitaux autonomes, si fait que leurs budgets sont soulagés. Ce précieux produit constitue le deuxième poste de dépenses dans les hôpitaux après les dépenses liées aux salaires du personnel. Le plus souvent, les dépenses en oxygène médical sont très élevées et sont difficilement soutenables par les structures sanitaires. Au niveau de l’hôpital Sourou Sanou, la dépense annuelle pour l’oxygène tourne autour de 200 millions de francs CFA et pour la pédiatrie, on est autour de 80 millions de francs CFA. C’est énorme. Avec ces nouvelles centrales, ce sont 280 millions qui seront économisés pour être injectés dans d’autres postes de dépense », s’est réjoui Robert Lucien Jean Claude Kargougou, ministre de la santé et de l’hygiène publique.

« Un bébé qui présente une souffrance fœtale parce que la maman n’a pas suffisamment d’oxygène pourrait mieux être alimenté grâce à ces centres d’oxygène et l’enfant pourra naître sans séquelle. L’oxygène est extrêmement important dans la prise en charge des patients », Jean Claude Kargougou

Au cours de cette cérémonie d’inauguration, une visite de la centrale a été organisée pour constater l’effectivité du nouvel équipement. Selon Dr Moussa Ouédraogo, chef de service de la pharmacie, il s’agit d’une innovation. « De par le passé, on remplissait des bouteilles qu’on transportait au niveau de la centrale de disposition. Cette fois-ci, il y a la possibilité d’injecter directement l’oxygène produit dans le réseau pour être utilisé. Cela va permettre d’assurer une couverture de nos besoins à 100% parce qu’il n’y aura plus de rupture. On produit, on stocke et on utilise ce dont on a immédiatement besoin. Ainsi, pendant les ruptures, coupures de courant ou panne, on ressort ce qu’on a mis en stock pour être utilisé », explique-t-il.

« Nous sommes à présent à 61 ans de collaboration et le Canada demeure engagé aux côtés du Burkina Faso dans l’atteinte de ces objectifs de développement avec des partenaires comme l’UNICEF », Lee-Anne Hermann

Cette cérémonie fut l’occasion pour l’ambassadrice du Canada au Burkina Faso, Lee-Anne Hermann, de louer les relations saines et fructueuses des deux pays, vieilles de plus d’une soixantaine d’années. « La collaboration entre nos deux pays a permis d’accomplir de grands progrès au cours de ces 60 dernières années. Ensemble continuons à travailler afin que personne ne soit laissé pour compte », dira-t-elle pour conclure.

Santé : Lancement d’une campagne de dépistage du cancer du sein au profit de 3000 femmes au Burkina

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La Coalition burkinabè contre le cancer (COBUCAN), en collaboration avec le ministère de la Santé, a officiellement lancé une campagne de dépistage du cancer du sein au profit de 3000 femmes au Burkina, le jeudi 6 avril 2023 à Ouagadougou.

Une réalisation des échographies et des mammographies de 3 000 femmes va se tenir à partir du lundi 17 avril et va s’étendre jusqu’en septembre 2023. Selon le président de COBUCAN, Nayi Zongo, c’est une activité qui répond à la demande de prévention du cancer du sein.

« Si le cancer du sein est diagnostiqué tôt, on guérit dans plus de 90% des cas. Mais quand le cancer du sein est diagnostiqué tard au stade où il est éparpillé dans tout l’organisme, le traitement devient difficile et les résultats ne sont pas bons. C’est pourquoi avec le ministère en charge de la santé, nous avons lancé cette campagne de dépistage pour permettre à tous les Burkinabè de bénéficier de l’écho-mammographie pour détecter les cancers », a-t-il expliqué.

Nayi Zongo, président de COBUCAN

A Ouagadougou, les hôpitaux identifiés qui disposent d’écho-mammographie sont l’hôpital Yalgado, l’hôpital Tengandogo, la pédiatrie Charles De Gaulle, l’hôpital Schiphra, l’hôpital Saint Camille et le CHU Bogodogo. Le centre hospitalier Sanou Souro de Bobo-Dioulasso et le centre hospitalier régional universitaire de Ouahigouya font aussi partie des hôpitaux disposant d’écho-mammographie.

Cette campagne va concerner tout le Burkina Faso, ont indiqué les initiateurs. Pour le ministre en charge de la santé, Robert Lucien Kargougou, le cancer du sein représente 55% de l’ensemble des cancers féminins au Burkina Faso et le premier cancer tout organe et tout sexe confondus.

Dr Robert Lucien Kargougou, ministre en charge de la santé

« C’est agréable pour moi de lancer aujourd’hui cette campagne d’écho-mammographie qui permettra à 3000 femmes de pouvoir bénéficier de ces examens qui, à terme, permettront de dépister de façon très précoce les cancers du sein. Il était extrêmement important que le ministère de la Santé, en collaboration avec la COBUCAN, lance cette campagne pour permettre un accès beaucoup plus facile des femmes au dépistage précoce du cancer du sein », a laissé entendre Dr Robert Lucien Kargougou. Cette campagne va concerner tout le Burkina Faso, ont indiqué les initiateurs et 50% des frais seront pris en charge par la COBUCAN.

En rappel, la Coalition burkinabè contre le cancer est la faîtière des associations de lutte contre le cancer au Burkina Faso et œuvre, entre autres, pour le renforcement des capacités de ses membres.

Pâques 2023 : La FEME souhaite à tous les Burkinabè, la paix avec Dieu

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La Fédération des églises et missions évangéliques (FEME), dans cette déclaration en date du 7 avril 2023, souhaite une bonne fête de Pâques 2023 à tous. Elle souhaite à tous les Burkinabè, la paix avec Dieu et la réconciliation entre tous les hommes.

Intégralité du message ci-dessous !

Message de la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques du Burkina Faso à l’orée de la Pâques 2023

Chers fidèles de nos Eglises, chers compatriotes Burkinabè à l’intérieur et à l’extérieur de notre chère patrie,

La Pâques, bien qu’apparemment moins célébrée que la Noël, est cependant, la plus grande la fête du Christianisme. Car la résurrection du Christ est au cœur de l’Evangile. Et si Christ n’était pas ressuscité, selon Paul, notre foi serait vaine.
La commémoration de la fête de Pâques 2023 se déroule cette année, dans un climat particulier, où la lutte contre l’extrémisme violent fait rage.

C’est pourquoi, dans toutes nos Eglises, nous demandons que des prières s’élèvent pour soutenir nos forces combattantes sur le terrain, afin que la victoire nous soit donnée pas seulement par les armes, mais surtout en comptant sur l’Eternel des Armées ! Comme le dit le Psaume 20 :8 « Ceux-ci s’appuient sur leurs chars, ceux-là sur leurs chevaux ; nous, nous invoquons le nom de l’Eternel Notre Dieu ».

A la Pâques, Jésus-Christ mort pour expier nos péchés est ressuscité, Son sacrifice pour le pardon des péchés de l’humanité ayant été accepté par Dieu. Alors le voile du Temple a été déchiré du haut en bas, mettant à nu le Lieu très Saint. Dorénavant, tout homme qui croit, peut entrer dans le Lieu très Saint et demander pardon pour ses propres péchés.

La Pâques nous réconcilie donc à Dieu par la résurrection du Christ, mais la Pâques nous invite également à faire la paix les uns avec les autres. En célébrant la Pâques cette année dans la sobriété au regard de la situation que nous vivons, la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques du Burkina Faso tient à rappeler à l’ensemble du peuple Burkinabè d’être tous unis pour la reconquête de la paix et de la cohésion sociale au pays des hommes intègres. La paix est, pour un pays, ce que la santé est, pour le corps, et c’est la réconciliation des cœurs qui en est le soubassement.

Chers fidèles, chers compatriotes,

Nous prions pour que le Burkina Faso retrouve sa quiétude d’antan, et redevienne un havre de paix où il fait bon vivre. Comme à la Pâques, Jésus-Christ a vaincu la mort ! Il est ressuscité, et Il a dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en Moi vivra, quand même il serait mort ». Puisse la Pâques nous apporter la grâce de Dieu pour que vienne la paix dans les cœurs de tous les hommes au Burkina Faso et dans les autres pays.

Chers fidèles, chers compatriotes,

L’heure est à l’union des cœurs. Tous, Burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur, donnons-nous la main d’association pour venir à bout de nos différences, et pour construire un Burkina nouveau où règnent la paix et le mieux-vivre ensemble. Cela n’est possible que si chacun de nous se tourne vers Dieu le Tout-puissant. L’Agneau de Dieu Qui ôte le péché du monde nous offre cette possibilité.
En cette fête de Pâques 2023, La Fédération des Eglises et Missions Evangéliques (FEME) souhaite à tous les Burkinabè, la paix avec Dieu, et la réconciliation entre tous les hommes.

Bonne fête de Pâques 2023 à tous ! Jésus-Christ est ressuscité, Oui, Il est
vraiment ressuscité !

Pour la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques (FEME)

Pasteur Henri YE
Commandeur de l’Ordre National

Ouargaye : une association offre un forage au secteur3

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L’association «Action de la jeunesse pour le développement du Koulpélogo (AJDK)» a remis ce lundi, un forage au quartier Tampané, sis au secteur 3 de Ouargaye, pour étancher la soif des populations devenues nombreuses avec l’arrivée des PDI.

La remise de cet important ouvrage a connu la présence de personnes ressources et bien sûr des bénéficiaires directs.

Cette infrastructure hydraulique est réalisée dans le cadre du Projet de Développement socio-économique et sanitaire dans la province du Koulpelogo.

 

Le projet est mise en œuvre grâce à l’appui financier du Bureau de Coopération Suisse et de l’Agence Consulaire au Burkina Faso avec le cofinancement de l’association « Action de la Jeunesse pour le Développement du Koulpelogo (AJDK) ».

Le problème d’accès à l’eau potable étant très préoccupant, la mise en service de cet ouvrage vient soulager la peine des habitants de ce quartier qui connait ces derniers temps, l’affluence des personnes déplacées internes du fait de la crise sécuritaire.

Selon le représentant des donateurs, l’association AJDK est engagée dans les actions de développement socio-économique, en ce sens que d’autres actions telle que la réalisation de 07 moulins pour les femmes et de 10 forages dont un muni de château d’eau, sont en cours d’exécution dans plusieurs communes de la province.

Fonds de soutien patriotique au Burkina : Plus de 7 milliards FCFA récoltés en deux mois, le Conseil d’orientation satisfait

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Le Premier ministre, Me Apollinaire Kyélèm de Tambela, a présidé la première session du Conseil d’orientation du Fonds de soutien patriotique (FSP), ce lundi 3 avril 2023 à Ouagadougou. Il s’est agi d’examiner le rapport de l’opérationnalisation dudit fonds.

Créé le 11 janvier 2023, le Fonds de soutien patriotique (FSP) a connu une nouvelle étape de sa mise en œuvre ce lundi 3 avril 2023. Le conseil d’orientation a tenu sa première session. Il s’agit de l’organe décisionnel du FSP.

Cette session a permis d’examiner le rapport de l’opérationnalisation dudit fonds. Selon le Premier ministre, Me Apollinaire Kyélèm de Tambela, président de ce conseil d’orientation, cette session leur donne l’opportunité d’évaluer les actions mises en œuvre. « Nous devons ensemble œuvrer au bon fonctionnement des organes de gouvernement en accordant un point d’honneur à la rigueur dans la gestion de ce fonds, à la transparence et à la redevabilité vis-à-vis des contributeurs et des bénéficiaires dudit fonds », a-t-il insisté.

Parlant de transparence, le comité de gestion du FSP a fait le point des contributions. À la date du 31 mars 2023, les contributions volontaires et toutes les autres actions initiées dans le cadre du FSP ont permis de mobiliser la somme de 7 754 043 516 FCFA.

« Le combat contre les terroristes qui nous imposent cette guerre asymétrique et injuste, requiert l’engagement de tous », a déclaré le Premier ministre, Me Apollinaire Kyélèm de Tambela.

Les prélèvements effectués par la BRAKINA/SODIBO représentent 75,38% des contributions soit 5.845.254.600 FCFA, suivis par les prélèvements sur les produits importés, 14,27% soit 1.106.374.500 FCFA ; les prélèvements réalisés par la MABUCIG, 5,10% soit 395.700.000 FCFA, les autres contributions volontaires, 4,77% représentant 369.814.416 FCFA et enfin par les prélèvements réalisés par LIBS, 0,48% soit 36.900.000 FCFA.

« Une bonne adhésion au niveau national »

Toutes ces ressources du FSP sont orientées exclusivement vers la prise en charge des VDP (volontaires pour la défense de la patrie) notamment les rémunérations, les dépenses de formation, les équipements et les autres dépenses. Son opérationnalisation est déjà en cours, selon Aboubacar Nacanabo, ministre en charge des finances.

« Après, nous passerons à la phase contrôle parce que les ressources qui seront mises à la disposition doivent faire l’objet de contrôle pour voir si toutes les ressources collectées sont affectées pour la prise en charge des volontaires », a-t-il précisé.

Selon le ministre des finances, Dr Aboubacar Nacanabo, il est prévu des réunions hebdomadaires pour assurer le suivi rapproché du FSP.

Malgré l’absence d’un plan de communication sur le FSP, le comité de gestion note « une bonne adhésion au niveau national ». Il déplore « la multiplication d’initiatives éparses de collecte de fonds sans synergie d’action entre elles ». Pour ce faire, le comité recommande une mise en cohérence de la communication.

Il faut rappeler que le gouvernement burkinabè a mis en place un fonds dénommé, Fonds de Soutien Patriotique (FSP) pour canaliser les contributions dans un cadre unique et organisé. Pour son bon fonctionnement, le FSP dispose de deux organes notamment le comité de gestion et le Conseil d’orientation, présidé par le Premier ministre et composé des représentants du gouvernement ; des partis politiques ; du patronat ; des syndicats et de la société civile.

Calculs rénaux : « Manger trop gras, trop sucré, trop salé est un facteur de risque », Pr Aristide Kaboré, urologue

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Les calculs rénaux, communément appelés « pierres aux reins », sont des cristaux qui se forment dans les reins et peuvent entraîner de vives douleurs. Pr Aristide Fasnéwindé Kaboré, chef de service d’urologie au Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo (CHU-YO) nous parle des facteurs de risques, des complications et de la prévention de cette pathologie.

de cailloux (concrétions pierreuses) dans les cavités du rein. C’est-à-dire des cailloux qui se forment dans l’appareil urinaire. « Le rein est un filtre qui va filtrer le sang afin d’éliminer certains constituants et en retenir d’autres. Ainsi, certaines substances vont se retrouver trop concentrées au niveau des reins et ces dernières doivent être diluées pour être éliminées par le rein », explique le Pr Aristide Fasnéwindé Kaboré, chef de service d’urologie au Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo (CHU-YO).

Il souligne que quand la concentration augmente, au lieu que ces substances soient dissoutes, évacuées par le rein, par les urines, elles vont plutôt se cristalliser, se solidifier. Ainsi, affirme-t-il, les dépôts progressifs de ces substances cristallisées vont finalement se réunir, grossir et donner un calcul qui est en rétention dans les cavités rénales. Les facteurs de risques multiples et variés dépendent du type de calcul, explique le Pr Kaboré. « Ce sont des minéraux, des pierres.

Comme pour toutes les pierres, il y a des constituants (minéraux) qui peuvent être du calcul, de l’acide urique, du phosphore, de la cystine. Ces derniers vont déterminer la cause de la présence des calculs », explique-t-il. Il y a plusieurs types de calculs. Il affirme que la majorité des calculs sont ceux qui contiennent du calcium (des calculs phosphano-calciques ou oxcalo-calciques).

Il y a aussi des calculs dits d’infections (ces calculs sont causés par certaines infections dues à des bactéries endogènes), les calculs d’acides uriques (liés à la goutte et à l’hyper uricémie : excès d’acide urique). D’autres types de calculs peuvent être induits par des médicaments ou par certaines maladies héréditaires. Selon lui, les plus importants sont les calculs calciques, d’acides uriques et d’infections.

Du sang dans les urines

Plusieurs symptômes expliquent les calculs. Il souligne que le premier symptôme qui alerte la plupart des patients, est la douleur. Car, explique-t-il, le caillou qui va se former dans le rein peut se bloquer au niveau des cavités rénales. Ainsi, les urines qui vont se produire en amont vont entrainer une distension des reins. L’urine ne pourra plus passer, les reins vont se gonfler et cela va entrainer une douleur souvent forte appelée colique néphrétique qui conduit le patient en consultation.

Aussi, poursuit-il, le second symptôme est la présence du sang dans les urines. « Comme le calcul est une pierre, elle peut entrainer des blessures au niveau de la paroisse de l’appareil urinaire et entrainer des saignements. Il y a aussi des infections qui peuvent aussi alerter », précise le Pr Kaboré. Il y a plusieurs facteurs de risques. Il soutient que le premier facteur de risque, ce sont les apports insuffisants en boisson, en eau (une mauvaise hydratation). Boire peu, diminue le volume d’urine et favorise la concentration des sels minéraux dans l’urine et augmente donc le risque de cristallisation.

« Lorsqu’une personne boit beaucoup d’eau et qu’elle en perd beaucoup, parce qu’elle habite dans un pays chaud, travaille dans une usine où il fait chaud, travaille dans un environnement clos où elle transpire beaucoup, cette personne peut être à risque de développer des calculs rénaux. Car, la personne perd beaucoup d’eau et les urines sont concentrées », déclare-t-il. Il faut savoir que le second facteur de risque est dit métabolique. Ce facteur est lié au fonctionnement de l’organisme.

Un calcul rénal est une concrétion solide formée dans les reins. (Source : internet)

« Tous les excès alimentaires, trop gras, trop sucré, trop salé, sont des facteurs de risques de lithiase et de calcul rénal. Si vous mangez trop de sucre, vous aurez à la longue un diabète qui peut être un facteur de risque. Si vous mangez beaucoup de viande et buvez suffisamment d’alcool et que vous développez une goutte, une hyper uricémie (excès d’acide urique), vous allez développer un calcul… », explique-t-il. Il renseigne qu’en dehors des apports en eau, toute personne doit contrôler son alimentation.

Il y a également des maladies génétiques et toutes les maladies du rein qui vont perturber le fonctionnement du rein peuvent être la cause de calculs. Il existe des complications des calculs rénaux. Selon le Pr, la complication la plus grave est la destruction du rein. « Le calcul peut se bloquer au niveau de la cavité du rein. Et si cela dure longtemps, le patient peut avoir une destruction du rein qui va perdre sa fonction. Si le calcul est bilatéral ou sur un rein unique, le patient peut avoir à terme, une insuffisance rénale », confie-t-il.

Une autre complication ,selon lui, est le risque d’infection. Lorsque le calcul se bloque et que les urines ne sont plus évacuées correctement, il se produit ce qu’on appelle une stase urinaire. Cette stase des urines, dit-il, va favoriser des infections qui peuvent être graves et être aussi la cause d’une destruction des reins, d’une généralisation à tout l’organisme et passer dans le sang.

Respecter les mesures diététiques

Le Pr exhorte ainsi le patient à aller toujours se faire consulter, quand il a des calculs ou lorsqu’il en développe ou qu’il a des douleurs qui se situent dans des zones qui peuvent correspondre au rein. Cette consultation permet de diagnostiquer tôt ces lithiases afin de pouvoir les traiter. Pour prévenir les calculs rénaux, il conseille de boire beaucoup d’eau, d’éviter les excès alimentaires (trop gras, trop sucré, trop salé, trop de viande).

Cette prévention concerne aussi les personnes qui ont déjà une maladie liée aux excès alimentaires. « Si, vous avez la goutte, la tension artérielle et si vous avez naturellement un surpoids ou un excès de cholestérol ou de graisse, il faut régulièrement consulter pour que l’on détecte à tant certains signes qui peuvent vous alerter que vous pouvez avoir des calculs », soutient-il. Le patient doit avoir également recours à un nutritionniste ou à un diététicien pour l’accompagner à atteindre cet objectif, lorsque celui-ci se rend compte que ses calculs sont liés à son alimentation ou à son mode de vie.

Il invite par conséquent, les patients à éviter au maximum les produits de la pharmacopée et ne les prendre quand ils sont sûrs que ce sont des petits calculs qui peuvent être expulsés. Ils doivent vérifier que ces produits ont des principes actifs bien dosés, bien connus, qui n’entrainent pas des effets secondaires ou des complications, car ces médicaments peuvent aussi entrainer une destruction du rein et une insuffisance rénale. «

Ces médicaments et ces tisanes que les patients consomment sont des médicaments qui favorisent la production d’urines, qui peuvent être utilisés dans certains cas, en prévention pour pouvoir dissoudre les substances qui produisent les calculs en augmentant la production d’urines », indique-t-il. Il a affirmé que si les calculs sont suffisamment gros pour ne plus pouvoir passer par les voies urinaires, prendre ces médicaments devient dangereux car le patient augmente les conséquences du calcul.

Effort de guerre : « Les entreprises ne contribuent pas assez », Aboubacar Nacanabo

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Sur le plateau du 20h de la RTB, ce lundi, le ministre en charge de l’Economie a confié que les entreprises n’étaient pas assez présentes en terme de contribution propre à l’effort de guerre.

Il a fait cette remarque après avoir félicité la contribution des travailleurs volontaires (publics, privés, internationaux) qui s’élève à plus de 300 millions de francs CFA pour ces premiers mois.

Ce premier bilan du fonds de contribution patriotique fait état de plus de 7 milliards de francs CFA au titre des contributions volontaires et des taxes.

Aboubacar Nacanabo a rassuré sur la bonne gestion de ce fonds qui sera mis à disposition de la Brigade des volontaires pour la défense de la patrie.

Il a donc invité tous les Burkinabè à continuer leurs efforts et les entreprises privées à leur emboîter le pas afin de soutenir les forces combattantes dont le sacrifice sur le terrain donne des résultats probants.

Les déchets électroniques : un poison pour l’environnement

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La présence des déchets électroniques dans la nature présente un risque pour l’environnement au regard des substances chimiques toxiques qu’ils rejettent. Le sol, les eaux, la flore et l’atmosphère sont l’objet d’une pollution silencieuse si bien qu’il va falloir prendre des mesures pour règlementer l’utilisation de ces appareils qui font désormais partie des habitudes.

Les smartphones, les ordinateurs, les impri-mantes, les onduleurs, les télévisions, les tablettes, les réfrigérateurs les imprimantes, les photos numériques et bien d’autres objets, voilà des appareils électroniques et électriques qui font partie de nos habitudes au point que leur utilisation est devenue un impératif.

L’évolution technologique a permis de vulgariser ces outils électroniques si bien que dans chaque famille, il est facile d’en trouver au moins un de ces appareils, que ce soit en ville ou en campagne. Dans un passé récent, des pays africains, notamment le Burkina Faso, recevaient sous le couvert de la coopération des appareils (ordinateurs, imprimantes, onduleurs…) de seconde main venus de l’Europe et de l’Asie.

Si ce type de don n’est pratiquement plus d’actualité, force est de reconnaitre que de nos jours, ces appareils électroniques usagés sont répandus dans les artères de la ville de Ouagadougou grâce à des acheteurs qui les font acheminer par conteneurs. Mais, la durée de vie de plus en plus courte de ces machines électroniques fait qu’elles viennent grossir rapidement la quantité des déchets.

Dès lors, elles deviennent problématiques non seulement pour la santé humaine, mais aussi pour l’environnement, une fois jetées à la poubelle ou dans la nature. Parce que les composants d’échange de température mis au rebut, que l’on peut trouver par exemple dans les réfrigérateurs et climatiseurs, libèrent lentement des gaz à effet de serre et contribuent au réchauffement climatique.

Dans une étude menée par l’Algérienne Yasmine Leklou en 2022 sur la « Gestion des déchets électroniques et leurs impacts sur l’environnement », il est ressorti que ces appareils qui inondent les domiciles sont constitués de milliers de produits chimiques toxiques quand ils sont abandonnés dans la nature.

Les sols contaminés par les métaux lourds

Les déchets électroniques contribuent à la dégradation des sols et des eaux.

Par exemple, des métaux lourds, à savoir le plomb, le cadmium, le cuivre et le chrome peuvent contaminer les sols. De même, ces métaux présents dans les sols peuvent être transférés vers les eaux de surface et souterraines par ruissellement, diffusion et percolation. Ainsi, les déchets électroniques peuvent dégager des substances dangereuses dans les nappes aquifères et les eaux de surface alentour, en contaminant les réserves d’eau potable des zones parfois situées à proximité des communautés.

Il ne faut pas perdre de vue que les plantes qui poussent (légumes, céréales, plantes sauvages) dans les sols contaminés peuvent être soumises aux éléments métalliques au même titre que les sols, par simple dépôt des contaminants à la surface des plantes. De plus la plante peut également accumuler les métaux au moyen de son système racinaire. Tous ces risques commandent qu’il faille prendre des précautions pour limiter les dégâts causés à l’environnement.

Dans les pays développés, l’alternative trouvée pour atténuer la pollution de l’environnement par ces déchets électroniques est le recyclage. Malheureusement, cette technologie n’est pas à l’ordre du jour au Burkina Faso ,faute de moyen. Qu’à cela ne tienne, un certain nombre de précautions peuvent être prises pour éviter de contribuer à la pollution de l’environnement.

Il faut éviter d’acheter des appareils électroniques de seconde main venus de ces pays européens. Généralement, ces outils ne répondent plus aux normes européennes si bien que les propriétaires sont obligés de s’en débarrasser pour ne pas tomber sous le coup de la loi. Il faut changer ses habitudes de consommation en réparant ses appareils (téléphones portables), plutôt que de les changer régulièrement pour éviter qu’ils n’aillent pas « gonfler » la quantité des déchets électroniques dans la nature.